DBM Environnement redéfinit complètement le marché des déchets biomédicaux

DBM Environnement redéfinit complètement le marché des déchets biomédicaux

SAINT-RAYMOND | Une première entreprise québécoise dans le domaine de la gestion des déchets biomédicaux, DBM Environnement s’installe à Saint-Raymond, dans le parc industriel numéro 2. Les propriétaires ont procédé à son inauguration, le 27 mai dernier, en compagnie des élus régionaux. La principale particularité de cette jeune entreprise est d’offrir une solution propre et écologique dans le traitement des déchets biomédicaux comme les masques, les fioles et les seringues.

DBM, qui signifie déchets biomédicaux, a fait le choix d’investir dans l’équipement ECOSERYL 250 pour le traitement des déchets. Déjà utilisée dans plus de 60 pays, cette technologie européenne est exclusive à DBM Environnement en Amérique du Nord.   « Depuis des années, j’avais une curiosité pour la gestion des déchets biomédicaux. J’ai été stupéfait de constater que le marché est sous l’emprise d’un monopole américain. J’ai aussi constaté que leur méthode de destruction utilise un traitement à la vapeur à très haute température. Cette technique génère une quantité importante d’eau souillée en plus de dégager de fortes odeurs. Les déchets biomédicaux sont ensuite enfouis sous leur forme originale. Donc, une seringue demeure une seringue et le danger des objets tranchants demeure le même », a expliqué le président et fondateur de DBM Environnement, M. David Laflamme.

Traitement par micro-ondes

Son entreprise utilise une machine qui fonctionne uniquement à l’électricité. Elle ne requiert pas d’eau potable et ne rejette aucune émanation, en plus de réduire de 80 % le volume des déchets à leur sortie. Dans un premier temps, le système de DBM Environnement s’occupe de broyer les déchets biomédicaux afin de les transformer en résidus granulaires inférieurs à 2,5 cm. Par la suite, ces résidus passent par un tube de transfert où ils sont cuits à 130 °C par l’équivalent de 12 micro-ondes. Ensuite, ils tombent dans une cuve de rétention qui est également chauffée à 130 degrés. Pour une sécurité additionnelle, les résidus y passeront une heure. Avec un seul opérateur, la machine peut ainsi gérer entre 250 et 300 kilogrammes par heure.

Le procédé qu’utilise l’appareil de BDM Environnement permet de broyer et de désinfecter complètement les déchets biomédicaux. Crédit: Stéphane Pelletier

Le procédé de traitement par micro-ondes désinfecte totalement les résidus. Pour l’enfouissement, ils sont considérés comme des déchets résidentiels inertes et sécuritaires. DBM Environnement est la première et la seule entreprise québécoise à offrir une solution globale et sécuritaire de gestion de ces déchets auprès des pharmaciens, vétérinaires, dentistes, gestionnaires de cliniques médicales ou esthétiques, acupuncteurs, RPA, hôpitaux, laboratoires et toutes autres organisations utilisant des seringues et autres équipements médicaux. Depuis le début de ses opérations, l’entreprise familiale a conclu des ententes avec 125 corporations. L’épouse de David Laflamme, Michelle Alarie, occupe le poste de conseillère principale relations institutionnelles et gouvernementales. Leur fils Charles-David Laflamme est conseiller principal au développement des affaires.

Un investissement de plus de 3 M$

Avec un investissement initial privé de plus de 3 millions de dollars, DBM Environnement s’est porté acquéreur d’une technologie novatrice, propre et écologique. Monsieur Laflamme a également démontré son intérêt pour le secteur médical public. « Les hôpitaux sont en contrat avec l’autre fournisseur depuis bien trop longtemps. Il ne faut pas se mettre des œillères sur ce qui se passe chez la compétition », a-t-il mentionné.

Le procédé de traitement par micro-ondes désinfecte totalement les résidus. Crédit: Stéphane Pelltier

Écoresponsable

Un premier pas a été fait dans ce sens puisque l’entreprise a été en mesure d’obtenir le mandat de la gestion des déchets biomédicaux pour la clinique de vaccination de Saint-Raymond. « On peut donc affirmer avec fierté que cette clinique est la seule au Québec à détruire ses seringues et ses fioles de façon écoresponsable », a ajouté M. Laflamme.

« Le CIUSSS de la Capitale-Nationale est très satisfait des premiers échanges avec la compagnie. Curieusement, on constate que la compagnie qui a le monopole tente de se réajuster, car elle sait qu’il y a un nouveau joueur sur le terrain et elle voudrait ne lui laisser aucune place. C’est pour cela que j’ai bien aimé que l’on réussisse à entrouvrir la porte pour Saint-Raymond. Parce que c’était incohérent pour moi que l’on donne ça à quelqu’un d’autre dans cette période où le Premier ministre nous rappelle d’acheter local. Cela va permettre à DBM de démontrer toute son expertise et de démontrer qu’on n’aura pas le choix que d’examiner deux joueurs », a commenté Vincent Caron, député de Portneuf.

David Laflamme, au centre, en compagnie de son fils Charles-David Laflamme et de son épouse, Michelle Alarie. Tous les trois travaillent chez DBM Environnement. Crédit: Stéphane Pelletier

Un joueur majeur

Le maire de Saint-Raymond, M. Daniel Dion a souligné avec fierté l’arrivée de DBM Environnement en sol portneuvois. « Nous supportons l’implantation de ce joueur majeur à Saint-Raymond qui vient diversifier les secteurs d’activités et renforcer le développement du parc industriel numéro 2. Je souhaite la bienvenue ainsi que bon succès au président de DBM Environnement, M. David Laflamme, un homme d’affaires aguerri, et à toute son équipe », a-t-il déclaré.

« Cette nouvelle entreprise pourra servir l’ensemble de notre pays et devenir un partenaire important à l’international afin de bien servir notre planète. Je suis un type très sensible à l’environnement. C’était tout à fait naturel pour moi de vous aider à la hauteur de mes capacités et ainsi vous permettre d’avoir accès à une machine qui est fabriquée en Belgique et pour faciliter l’accès au territoire dans un contexte de pandémie », a indiqué Joël Godin, député de Portneuf–Jacques-Cartier.

Photo principale: Joël Godin, député de Portneuf-Jacques-Cartier, Charles-David Laflamme conseiller principal au développement des affaires, Michelle Alarie, conseillère principale relations institutionnelles et gouvernementales, le président et fondateur de DBM Environnement,  David Laflamme, Vincent Caron, député de Portneuf et le maire de Saint-Raymond, Daniel Dion. Crédit : Stéphane Pelletier