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Le Tric-o-mobile: pédaler pour tricoter

Le Tric-o-mobile: pédaler pour tricoter

Saint-Raymond | En collaboration avec le Centre Materia de Québec, l’artiste sculpteur et « patenteux » Mathieu Fecteau, originaire de Saint-Léonard-de-Portneuf, a créé une nouvelle œuvre toujours aussi éclectique et extravagante que les précédentes : le Tric-o-mobile.

Le Tric-o-mobile — ayant pour slogan tricotera où tu voudras — permet au spectateur de s’initier à la pratique du tricot tout en vivant une expérience ludique et amusante.

Équipée d’un mécanisme de tricotin, la sculpture mobile est activée à l’aide d’un pédalier. Le tricot se confectionne en une dizaine de minutes et peut à la fois servir de tuque, de bandeau ou encore de cache-cou selon les désirs de son créateur.

« On l’a même essayé sur un chat et ça fonctionne, alors ça peut aussi servir de “jupe à chat” », mentionne Mathieu Fecteau, sur un ton moqueur.

En seulement un mois et demi, ce dernier a conçu le Tric-o-mobile en assemblant un vieux vélo CCM des années 50 et différentes trouvailles de sa « cour à scrap » personnelle. « Il y avait quand même une mécanique [à considérer] et il y avait beaucoup de contraintes techniques. Ça m’excitait bien gros […] parce que c’était de réussir à tout agencer selon les matériaux que je trouvais », explique le sculpteur.

Crédit: Denis Baribault

Plusieurs petits « plaisirs de fabrication » ponctuent l’œuvre, comme les poignées du vélo qui sont en bois tourné. « C’est un prétexte aussi pour moi de m’amuser dans l’atelier et de fabriquer des patentes », ajoute-t-il.

Démocratiser la pratique des métiers d’art

Selon Mathieu Fecteau, la force première du Tric-o-mobile est sa capacité à pouvoir toucher tout le monde. « Le but de ce projet-là c’est de rendre le tricot facile, pour que n’importe qui puisse tricoter n’importe où », souligne l’artiste.

Le sculpteur espère également que le Tric-o-mobile permette aux gens de prendre conscience de la simplicité avec laquelle un objet peut être conçu. « Les gens, en pédalant, vont transmettre une partie de leur propre âme, dans leur propre tuque qu’ils vont pouvoir rapporter chez eux. Je trouve ça l’fun que la sculpture devienne comme un genre de système où tout interagit ensemble », indique Mathieu Fecteau.

L’intrigue : la force de l’œuvre

L’artiste croit que le questionnement soulevé par la sculpture est ce qui crée le lien qui la rattache avec le public. « Ce que je trouve l’fun devant les sculptures machines, c’est que le public ne sait pas trop devant quoi il se trouve. Il ne sait pas trop quoi regarder et il est un peu perdu, et ça, je trouve ça excitant », note-t-il.

Crédit: Denis Baribault

Le projet a pu voir le jour grâce à l’Entente de développement culturel entre le gouvernement du Québec et la Ville de Québec et forme également un partenariat avec la Maison Revivre, située dans le quartier Saint-Sauveur.

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