Cap-Santé : 19 propriétaires s’impliquent dans la conservation de leurs milieux humides

Cap-Santé : 19 propriétaires s’impliquent dans la conservation de leurs milieux humides

Assurer la conservation des milieux humides en terres agricoles et forestières privées à proximité de la principale source d’eau potable de Cap-Santé, et dans l’aire de confinement du cerf de Virginie.

C’est ainsi que la chargée de projet Myriam Trottier-Paquet a présenté les objectifs et résultats d’un projet de conservation volontaire des milieux humides, lors du point de presse du 5 décembre à la Maison des Générations.

Dix-neuf propriétaires terriens de Cap-Santé ont participé à ce projet mené par la Corporation du bassin de la Jacques-Cartier (CBJC) l’été dernier. Le projet consiste en la caractérisation de 36 lots boisés sur plus de 100 hectares de milieux humides.

Ces lots se trouvent dans la zone de captation d’une des prises d’eau de la ville,  le puits Bertrand, et contribuent au maintien à long terme de la qualité de son eau.

Canards illimités en collaboration avec le ministère de l’Environnement a mené une analyse cartographique des milieux humides de Portneuf qui a permis de mieux cibler les milieux humides intéressants à conserver. C’est à partir de ces documents que la CBJC a ciblé les secteurs d’intérêt pour la caractérisation et la conservation.

Comme l’a rappelé le maire Michel Blackburn, « les milieux humides sont toujours les mal-aimés des écosystèmes. Mais pour peu qu’on s’informe, on s’aperçoit que ces zones, lorsqu’elles ont été éliminées pour faire place au développement, jouaient un rôle essentiel de régulateur ».


D’expliquer le maire, « les bénéfices pour notre ville sont indéniables puisque près de 10% de l’eau de ruissellement de cette infrastructure naturelle  servira de recharge pour la nappe souterraine qui s’avère être notre prise d’eau ».

Le maire croit aussi qu’à plus longue échéance, cela devrait ouvrir la voie à un projet similaire dans le périmètre urbain délimité par la 138, la 40, les rangs Saint-Joseph et Bois-de-l’Ail. Bien que cette portion de territoire soit encore à son état naturel, elle sera le point de mire du développement des 50 prochaines années.

De son côté, le président de la CBJC Claude Sauvé explique que « la sensibilisation des propriétaires à la protection de ces milieux est au coeur de ce projet qui amène à voir le territoire de façon plus globale ».

M. Sauvé considère que ce projet de conservation volontaire mérite d’être souligné. D’abord en raison de son niveau de participation, et aussi parce ces lots se situent dans la zone de captation d’une des prises d’eau potable de Cap-Santé.

Qu’est-ce qu’un milieu humide ?

Un milieu humide est un habitat caractérisé par la présence d’eau au sol de façon permanente ou temporaire. Il existe plusieurs types de milieux humides dont les deux principaux sont la tourbière, avec son sol organique très épais en raison de la lente décomposition des végétaux; et le marécage, dominé par les arbres, avec des signes d’inondations saisonnières.

Photo d’en-tête • Des participants à ce projet de conservation volontaire sont en compagnie de (groupe de droite sur la photo) : Michel Blackburn, maire; Myriam Trottier-Paquet, chargée de projet; Claude Sauvé, président de la CBJC; Michel Bertrand, propriétaire participant, conseiller municipal de Cap-Santé et vice-président (entité municipale) de la CBJC.

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