De simple débarcadère à corridor vert

À Saint-Raymond, le débarcadère de la rue Saint-Hubert et ses environs n’ont longtemps attiré que de rares sportifs et des pêcheurs qui souhaitaient pouvoir mettre canots et chaloupes à l’eau. Le portrait de ceux qui s’y rendent depuis quelques années a cependant beaucoup évolué avec le développement, dans ce secteur, de trois projets prometteurs.


On se souviendra que c’est en novembre 2014 que la CAPSA a officiellement annoncé que l’aménagement du Parc riverain de la Sainte-Anne était complété. Grâce à une importante aide financière de la Fondation Hydro-Québec, cet attrait écotouristique est devenu l’endroit où se rendre pour « apprécier les richesses naturelles et historiques du bassin versant de la rivière Sainte-Anne ».

Les gens de Saint-Raymond et les touristes qui choisissent de prendre l’air dans ce parc peuvent prendre une marche en sentier, consulter des panneaux d’interprétation et apprécier la diversité du paysage grâce aux trois terrasses d’observation qui y ont été construites.

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Le sentier du Parc riverain de la Sainte-Anne

Non loin de là, à mi-chemin entre la rue Saint-Hubert et la rivière Sainte-Anne, se trouve un autre parc. Il s’agit de la forêt nourricière de Saint-Raymond. Sur un terrain appartenant à la Ville et où les saules étaient devenus rois, des citoyens et leurs précieux partenaires ont créé un espace de détente où le marcheur-cueillir peut se régaler gratuitement des fruits et plantes comestibles qu’il y trouve.

Précisons qu’un grand potager communautaire y a été aménagé et que des jardiniers en louent les lots depuis ce printemps. Les légumes qui poussent dans ce coin leur sont évidemment réservés. On s’en voudrait de ne pas en profiter pour rappeler que l’affichage de la forêt nourricière sera fait cet été et qu’une serre bioclimatique y sera construite l’automne venu. Sur tout le site, ajoutons enfin que la permaculture est à l’honneur.

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Bien des vivaces comestibles entourent les arbres et les arbustes fruitiers de la forêt nourricière.

Dernière réalisation à être nommée, mais non la moindre, l’arboretum du Club Lions de Saint-Raymond prend toujours de l’ampleur et devrait être inauguré l’an prochain. Entre autres essences, des érables, des tilleuls, des noyers, des pommetiers, des marronniers et des amélanchiers ont déjà été plantés dans ce lieu qui se veut aussi un parc.

L’arboretum, sachez-le, est un legs à la communauté dont le but premier est de nature environnementale. « L’oxygène de la planète passe par les arbres », rappelle d’ailleurs le responsable Denis Beaulieu à qui lui parle de la soixantaine d’arbres que ses amis Lions et lui veulent regrouper sur le terrain que la Ville de Saint-Raymond a accepté de consacrer à leur projet.

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L’aboretum du Club Lions de Saint-Raymond sera inauguré l’an prochain.

Si votre dernier passage près du débarcadère de la rue Saint-Hubert remonte à plusieurs années, vous serez sans doute surpris de voir ce que ce coin de Saint-Raymond est devenu. On s’y rendait principalement pour mettre des embarcations à l’eau, mais voilà que tout un corridor vert attend les visiteurs.

Pour plus de détails, nous vous invitons à lire Fin des travaux d’aménagement au parc riverain de la Sainte-Anne, Départ canon pour le potager de la forêt nourricière et Un arboretum pour la communauté et l’environnement.