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Un «Regard sur l’intime» à la Maison Plamondon

Un «Regard sur l’intime» à la Maison Plamondon

SAINT-RAYMOND | Denis Baribault et Véronique Bertrand sont les derniers artistes que nous vous présentons dans le cadre de notre série sur les artistes qui exposent au centre-ville de Saint-Raymond jusqu’à l’automne 2021.

Leur installation vidéo sous le titre Regard sur l’intime peut être vu tous les jours en fin de journée, dans les fenêtres de la Maison Plamondon.

Études en arts et technologie des médias et théâtre d’improvisation, ce sont les éléments qui ont marqué les débuts de Denis Baribault dans le domaine artistique.

À cette époque, le théâtre d’improvisation était extrêmement populaire à Saint-Raymond, et les spectacles attiraient quelque 300 spectateurs par représentation.

« C’est là que j’ai commencé à me rapprocher plus du théâtre », avoue-t-il. En plus d’enseigner le théâtre pendant près de 10 ans, il a étroitement participé à la mise en scène de nombreuses productions théâtrales.

« J’ai toujours été un maniaque de technologie », ajoute M. Baribault. Pour lui, la photographie a débuté en tant que passe-temps, tout comme la vidéo.

Il a réalisé de nombreux projets avec les jeunes à qui il enseignait.

« Tout ça a basculé lentement, explique-t-il, et tranquillement, à force de faire des contrats, je suis devenu travailleur autonome par la bande ».

Il y a donc une quinzaine d’années maintenant qu’il est un travailleur autonome spécialisé en photo et en vidéo.

Crédit: Courtoisie

De son côté, Véronique Bertrand œuvre dans le domaine de la scénographie depuis une vingtaine d’années, dans les mondes du théâtre et du cirque, notamment.

Aujourd’hui, elle assure la permanence (à temps partiel) à l’animation de la Maison Plamondon.

« J’habite Saint-Raymond et j’ai à cœur la culture, exprime-t-elle. Il y a beaucoup de culture dans les grands centres urbains, mais en région il y en a un peu moins. C’est ça vraiment qui me tient à cœur. C’est un lieu magnifique la Maison Plamondon, il y a un potentiel énorme, c’est ça qui me parle beaucoup, c’est développer ce lieu-là et de partager cette passion-là pour la culture ».

Selon elle, nos maisons ont pris un nouveau sens avec la pandémie. « On a habité nos maisons du jour au lendemain comme on ne l’a jamais fait auparavant. Je voulais faire vivre ça de façon très simple, des individus dans leur quotidien, tout simplement, et aussi pour exprimer tout ce que les gens ont vécu pendant le confinement ».

Pour Denis Baribault, « ce que j’aime là-dedans, c’est l’humain à travers la pandémie.

Tout le monde est enfermé chez eux, mais il y a un côté le fun là-dedans, on redécouvre des activités qu’on ne prenait plus le temps de faire », dit-il.

Dans la projection où sept projecteurs sont synchronisés, on y retrouve le côté enfermement où l’on est prisonnier de la maison, mais d’un autre côté, il y a la redécouverte de gestes simples qu’on avait oubliés et mis de côté.

Les projections qui durent 15 minutes ont lieu entre 17 h et 21 h.

Photo principale, crédit: Courtoisie, Odile Pelletier