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Rivières et catastrophes récurrentes : Une étude importante sera faite dans Portneuf

Rivières et catastrophes récurrentes : Une étude importante sera faite dans Portneuf

Dans le cadre de ses études doctorales en anthropologie, Emmanuelle Bouchard-Bastien participera à un important projet de recherche dans le bassin versant de la rivière Sainte-Anne. Son objectif? Étudier les relations entre une rivière et ses riverains dans un contexte d’inondations récurrentes.

Après avoir effectué une importante revue de la littérature dans ce domaine et avoir collaboré avec la CAPSA et le Comité rivière de Saint-Raymond, pour ne nommer que ces organisations, Mme Bouchard-Bastien est sur le point d’entrer au « cœur du projet » qu’elle a amorcé il y a deux ans et demi.

Emmanuelle Bouchard-Bastien est étudiante au doctorat en anthropologie à l’Université Laval.

En effet, l’heure est venue pour la doctorante de se lancer à la rencontre de riverains. Ce printemps et cet été, elle fera des entrevues confidentielles avec des volontaires afin de connaître leurs préoccupations, leurs opinions et leurs apprentissages concernant leur milieu de vie et les inondations qu’ils peuvent avoir connues. Elle espère alors rencontrer soixante-quinze personnes.

Une fois cette étude complétée, Emmanuelle Bouchard-Bastien dressera le « plus grand portrait possible » des différentes façons de vivre qu’ont les citoyens résidant en zone inondable. Ultimement, cela permettra de découvrir ce qui permet à certains d’être plus résilients que d’autres dans ce contexte.

Pour être admissible à cette étude, il faut avoir 18 ans et plus et répondre à au moins un des critères suivants :

  • avoir vécu au moins une inondation
  • résider en zone inondable au bord d’une rivière du bassin versant de la rivière Sainte-Anne (cela inclut l’ensemble des tributaires de la Sainte-Anne tels que les rivières Bras-du-Nord, Noire et Niagarette).

À Saint-Raymond, la rivière Sainte-Anne a souvent inondé le centre-ville.

Pour participer à l’étude ou avoir plus d’information à son sujet, les intéressés n’ont qu’à contacter Emmanuelle Bouchard-Bastien au 418 650-5115, poste 5239 ou à l’adresse emmanuelle.bouchard-bastien.1@ulaval.ca.

Une étude pas comme les autres

S’il est vrai que de multiples études ont été faites sur la rivière Sainte-Anne au cours des dernières années, notamment en lien avec les inondations qui affectent régulièrement Saint-Raymond, celle qui occupe Mme Bouchard-Bastien est de nature différente.

« L’approche anthropologique, nous a-t-elle expliqué, est caractérisée par le fait de considérer les citoyens comme étant les experts de leur milieu; ce n’est pas le chercheur qui est expert. »

Cela explique pourquoi les entrevues qui seront faites à Saint-Raymond, Saint-Alban et Saint-Casimir, d’ici le mois d’août prochain, « représentent le cœur de [sa] recherche ».

Photo à la une : Quand la rivière Sainte-Anne sort de son lit, au cœur de Saint-Raymond, le restaurant Ti-Oui (à droite) compte évidemment parmi les premiers bâtiments touchés.

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