Diane Vincent signe un polar bien ficelé

Lundi qui vient, soit le 8 octobre, l’auteure Diane Vincent fera le lancement régional de son sixième roman. Ce sera une belle occasion de la rencontrer et de mettre la main sur un polar qui a de quoi plaire aux mordus d’intrigues complexes et de relations tordues.

Avec « Le paon, le cobra et la sorcière », la Deschambaultienne d’adoption qu’est Diane Vincent offre effectivement l’une de ses histoires les plus compliquées (dans le bon sens du terme) à ses lecteurs.

Ces derniers aimeront savoir qu’une nouvelle aventure du duo que forment la massothérapeute  Josette Marchand et l’inspecteur au SPVM Vincent Bastianello les attend. Alors que le dernier polar de l’auteur était axé sur Bastianello, voilà que c’est maintenant Josette qui se retrouve sous les projecteurs.

Ce n’est pas par souci d’équilibre que l’auteure nous a confié avoir mis Josette Marchand en vedette, mais bien dans le but de la voir s’impliquer davantage sur le plan émotif. Et c’est réussi! Alors qu’elle regarde souvent le monde qui l’entoure de haut, l’amie de Bastianello est forcée de changer d’attitude lorsqu’elle se retrouve dans le trouble et qu’elle est forcée de repousser ses limites.

S’il incombe évidemment aux curieux de lire « Le paon, le cobra et la sorcière » pour savoir ce qui s’y trouve, précisons que les trois histoires entremêlées qui forment ce polar voient Josette vivre une double vie. Sont notamment au rendez-vous des échanges avec une illuminée passée maître dans l’art du discours cosmique, des séjours sur domaine aux relents sectaires, des rencontres intimes déboussolantes et une bonne dose de culpabilité.

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Pour arriver à pondre une aventure plausible malgré ses multiples couches, sachez que Diane Vincent a fait bien des recherches. Elle a également pu compter sur l’appui de son éditeur qui, depuis quelques années, lui a beaucoup appris sur l’art de recadrer les histoires complexes.

Sachez aussi que le plus récent polar de Mme Vincent se distingue par l’utilisation de certains mots qu’on ne retrouve généralement pas à l’écrit. C’est le fruit d’une « coquetterie » que cette sociolinguiste retraitée a parfois de « vouloir faire ressortir les caractéristiques personnelles ou situationnelles » de ses personnages.

Comme le lancement montréalais de son sixième polar a été réussi, on ne peut que souhaiter le même sort à celui qui se déroulera, ce lundi, à La p’tite Brûlerie Deschambault. De 15h à 17h, Diane Vincent y accueillera les intéressés avec plaisir.

Enfin, on s’en voudrait de ne pas ajouter que Mme Vincent a récemment participé au Salon du livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean. D’autres salons s’en viennent pour elle, soit ceux de l’Estrie, de Rimouski, de Montréal, de Sherbrooke et de Québec.

Et de sept!

Comme Josette Marchand et Vincent Bastianello ne quittent jamais l’esprit de Diane Vincent et que c’est toujours avec plaisir qu’elle leur invente de nouvelles aventures, l’auteure a déjà commencé à travailler sur un septième roman.

Contrairement au sixième, il sera de facture plus classique, nous a confié Mme Vincent, et s’ouvrira sur un meurtre à élucider. À suivre!