Première édition de la Foire du livre indépendant de Portneuf

La première édition de la Foire du livre indépendant de Portneuf (FLIP), qui s’est déroulée le 25 mars à l’aréna de Donnacona, a attiré près de 250 visiteurs. Au vu de cette réussite, les organisateurs espèrent faire de cet événement un rendez-vous incontournable de la littérature dans la région. 

Au sous-sol de l’aréna, une vingtaine d’auteurs portneuvois tiennent des kiosques, où ils exposent leur travail. Des visiteurs feuillettent des livres, d’autres posent des questions. À l’arrière de la salle, on a aménagé un coin réservé à la littérature jeunesse, qui rencontre un certain succès.

Organisée pour la première fois, la FLIP rassemble les auteurs de la région et les met à l’honneur, dans une formule communautaire et familiale.

« C’est une activité gratuite où l’on peut bien évidemment acheter des livres, mais l’idée est surtout d’aller à la rencontre de celles et ceux qui écrivent dans Portneuf et de découvrir la richesse et la diversité de leur travail », explique Michaël Landry, président et directeur artistique de la Maison de la littérature portneuvoise, qui est à l’origine de l’événement.

Trois ans de préparation

C’est en fréquentant des salons littéraires à Québec et à Trois-Rivières que l’idée de créer un salon dans Portneuf a germé dans l’esprit de M. Landry.

« J’y côtoyais d’autres auteurs de la région, et l’on s’est dit que l’on pourrait avoir notre propre activité», raconte-t-il.

Pendant près de trois ans, il travaille à mettre sur pied la FLIP, notamment en recensant les différents auteurs de la région, qu’il estime à une cinquantaine.

« On a réussi à en réunir près de la moitié, ce qui est déjà une belle réussite », se réjouit-il.

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Mickaël Landry, qui est à l’origine de la FLIP.

Être auteur indépendant

Il existe trois différents canaux pour publier un livre : l’édition à compte d’éditeur, celle à compte d’auteur et l’autoédition.

Dans le premier, on soumet un manuscrit à un éditeur et celui-ci décide s’il publie ou non l’ouvrage. S’il accepte, il s’approprie une partie des droits de publication et d’adaptation, mais prend en charge l’intégralité des frais liés à la production du livre. L’auteur reçoit en général 10 % en redevances sur chaque vente.

En ce qui concerne l’édition à compte d’auteur, c’est ce dernier qui va payer un prestataire de services pour produire son livre. En revanche, il demeure propriétaire des droits d’auteurs.

Enfin, avec l’autoédition, l’auteur s’occupe de tout de A à Z.

Les auteurs indépendants font partie des deux derniers modes de publication. À noter que ni l’édition à compte d’auteur ni l’autoédition ne bénéficient de subventions gouvernementales.

« Lorsque l’on est un auteur indépendant, on est pas seulement un écrivain, on est également un entrepreneur, fait savoir Michaël Landry. La FLIP est en quelque sorte un salon qui rassemble des entrepreneurs. »

Quand on lui demande s’il est possible de vivre seulement de la vente de ses livres, M. Landry répond clairement : « C’est possible, mais improbable. Pour moi, à l’instar du CD qui a connu son heure de gloire, le livre devient un support, une carte de visite. Nombreux sont celles et ceux qui vont gagner leur vie avec des activités connexes, comme la tenue de conférences par exemple. »

Une deuxième édition

La FLIP sera de nouveau organisée l’an prochain.

« Allons-nous changer de lieu et de date ? Nous l’ignorons, mais le succès que nous venons d’atteindre nous dit que nous avons la bonne recette », conclut M. Landry.