Un nouveau livre sur la riche histoire de Saint-Raymond

Un nouveau livre sur la riche histoire de Saint-Raymond vient de sortir : il s’agit du troisième tome du recueil des chroniques écrites par Rosaire D. Plamondon dans l’ancien journal Le Réveil. Un véritable saut dans le passé, pour ne pas oublier.

« Ayant relu les chroniques de mon beau-père, Rosaire D. Plamondon, j’ai trouvé regrettable que les recherches minutieuses qu’il a faites ne soient pas conservées et soient même perdues alors qu’elles constituent une partie de notre histoire patrimoniale », explique Aline Girard, qui a pris l’initiative de sortir ce troisième tome.

Rosaire D. Plamondon a travaillé pendant plus de 30 ans pour le service de l’Enseignement agricole du gouvernement provincial. Il a écrit ses chroniques dans Le Réveil à partir de 1979, alors qu’il était à la retraite. Il est décédé en 1991.

« Son but était de rendre hommage à nos bâtisseurs et laisser leurs histoires et les différentes facettes du mode de vie du temps, en archives pour notre patrimoine », fait savoir dans la préface du livre Micheline Plamondon, sa fille, qui a été la dernière propriétaire du Réveil.

Mme Plamondon précise que l’auteur s’imposait un travail très exigeant de recherches, de rencontres et de statistiques. « Il était très rigoureux dans ses écrits », souligne-t-elle.

Un récit passionnant

Les chroniques compilées dans le tome 3 ont été écrites entre 1982 et 1986.

Le récit est tout simplement passionnant. Il est difficile de ne pas tout lire d’une traite.

On se plonge ainsi dans l’ambiance d’une manufacture de mica de la rue Saint-Alexis dans les années 1920 ou dans celle des « bricades », dont les briques ont servi à la construction de plusieurs édifices raymondois comme l’ancien couvent. On suit le travail réalisé par les marchands de glace, qui ont opéré avant la généralisation des réfrigérateurs, ou encore celui des premiers boulangers, dont certains effectuaient leurs livraisons à l’aide de chiens.

On apprend, par exemple, que les roues des voitures à incendie étaient remplacées par des skis l’hiver, chose difficile à imaginer aujourd’hui, ou que la Sûreté du Québec s’est implantée à Saint-Raymond dès 1870, date de sa création.

De nombreux sujets sont abordés : la drave, « gagne-pain important le printemps pendant des années », l’origine de la croix au sommet du mont Laura, la compagnie des Zouaves de Saint-Raymond, les pérégrinations des « quêteux », la vie agricole et bien d’autres encore.

Le tout est parsemé d’anecdotes amusantes, savoureuses et parfois touchantes. « Beaucoup de gens se souviendront de ce temps passé, y ayant participé eux-mêmes ou entendu raconter par leurs parents », fait savoir Aline Girard.

Portraits de pionniers

Une partie de l’ouvrage fait la part belle à des portraits d’hommes et de femmes ayant en commun courage, débrouillardise, sens du travail ou encore serviabilité.

Ce sont pour la plupart des personnalités qui ont marqué la jeunesse de l’auteur, « des gens qui ont pris la décision, faute de pouvoir vivre sur une ferme à cause de la pauvreté du sol de Saint-Raymond, de gagner leur vie dans un autre domaine ».

En définitive, ce troisième tome fera le bonheur aussi bien des passionnés d’histoire que de ceux qui veulent simplement jeter un coup d’œil en arrière, pour peut-être mieux comprendre le présent.

Il est possible de se procurer le livre, au coût de 10 $, à l’Estacade, à la pharmacie Uniprix ainsi que chez Jean Denis (Home Hardware).

Sur la photo : Aline Girard, qui a compilé les chroniques de son beau-père.