2017 : une année florissante pour la forêt nourricière de Saint-Raymond

Grâce à l’implication de nombreux bénévoles et partenaires, la forêt nourricière de Saint-Raymond a solidement pris racine et ne cesse de croître. On peut l’affirmer : 2017 aura été un grand bond en avant, notamment et surtout avec la mise en place du projet de jardins communautaires, qui est venu se greffer à l’ensemble.

À Saint-Raymond, la forêt nourricière, ça marche. Et ça marche même très bien. On s’y approvisionne en fruits et légumes de toutes sortes, dans une ambiance des plus conviviales.

Bien que beaucoup de chemin ait déjà été parcouru depuis trois ans, les organisateurs ont décidé d’aller encore plus loin. Dès la fonte des neiges l’an prochain, la population pourra s’approprier et profiter pleinement de jardins communautaires.

Une vingtaine de carrés de jardin

Cet automne, une vingtaine de carrés de 10 par 20 pieds ont été installés. La moitié d’entre eux ont été surélevés, ce qui facilitera la tâche aux personnes ayant des limitations physiques. Ces mêmes carrés possèdent des bordures de blocs de granite qui ont été récupérés sur les lieux.

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Aménagement des carrés de jardin.

Ce n’est pas tout. Deux arches en bois ont été érigées et font office d’entrée aux jardins. Une remise a aussi été construite. Celle-ci doit non seulement permettre de stocker du matériel de jardinage, mais aussi d’héberger une mini-bibliothèque avec des livres d’horticulture.

On peut également évoquer l’installation d’une entrée d’eau potable par la Ville, l’acquisition de bancs qui apporteront beaucoup de convivialité ainsi que l’aménagement à venir d’un accès pour les personnes à mobilité réduite.

Tout ceci a notamment été rendu possible grâce à une subvention accordée par la MRC de Portneuf, dans le cadre de son Fonds de soutien aux projets structurants.

Aux côtés du comité de citoyens responsable de la forêt nourricière, il faut mentionner l’organisme L’Arc-en-ciel, qui joue un rôle clé dans l’aménagement et la gestion de ces jardins communautaires.

Jusqu’à 200 personnes pourraient en profiter

Alors que l’on peut cueillir ce que l’on veut dans la forêt nourricière, les fruits et légumes qui pousseront dans les carrés de jardin appartiendront à ceux qui les cultiveront.

Plusieurs lots ont déjà été réservés pour des organismes ainsi que pour des écoles de Saint-Raymond. Le reste est destiné aux citoyens. « On peut contacter dès maintenant l’Arc-en-ciel pour se réserver un carré de jardin pour l’été prochain », indique Jean-François Thifault, un des responsables de la forêt nourricière, dont l’entreprise Yhethi a participé à la mise en place des jardins communautaires.

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Jean-François Thifault au milieu des jardins enneigés.

« On espère qu’un maximum de personnes donneront leur nom », ajoute-t-il. Selon ses estimations, jusqu’à 200 personnes pourraient profiter directement ou indirectement du projet.

Des outils, de la terre, du compost et du bois raméal fragmenté seront disponibles sur place. Le jardinage sera biologique.

À terme, les responsables espèrent gagner en autosuffisance. Un endroit sera donc réservé pour la production de semis.

Pour que les nouvelles générations aient le pouce vert

L’un des buts des jardins communautaires, c’est que les personnes les plus expérimentées puissent transmettre leurs connaissances.

M. Thifault explique : « On se rend compte que beaucoup de jeunes ne savent pas jardiner, alors que leurs aînés ont parfois 50 ans d’expérience derrière eux. On voudrait que jeunes et aînés jardinent ensemble, sans forcément les regrouper dans une activité qui prendrait la forme d’un cours théorique. »

En d’autres termes, ce serait de mettre les deux mains dans la terre, et d’apprendre quelque chose qui se fait depuis que le monde est monde.

Des initiatives qui se multiplient

La forêt nourricière et ses environs immédiats, à savoir l’arboretum du Club Lions et le parc riverain de la Sainte-Anne, sont en train de devenir un pôle d’attraction des plus intéressants à Saint-Raymond.

« C’est un beau petit coin le fun, lance Jean-François Thifault. Avec peu de moyens, tout a rapidement poussé. »

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La forêt nourricière, l’été.

Dans la région, il existe également des forêts nourricières à Portneuf ou à Saint-Ubalde. On peut aussi parler de la serre communautaire de Sainte-Christine-d’Auvergne. « Ce sont des initiatives que l’on voit de plus en plus, remarque M. Thifault. Lorsque le projet est bien lancé, que la base de bénévoles est solide, l’avenir ne peut être que radieux. »