Un sondage pour mieux épauler les entreprises et stimuler l’achat local

Dans le but de « maximiser les retombées sur la communauté » raymondoise, un comité dédié à la promotion de l’achat local a eu l’idée de « dresser un portrait de la situation d’affaires ». Ce dernier devrait notamment permettre aux acteurs économiques impliqués de mieux répondre aux besoins des entreprises et de favoriser leur croissance.

En conférence de presse, Gaétan Borgia, de Borgia La Boîte à outils, a dévoilé qu’on doit à un regroupement unique la réalisation du sondage qui a permis de dresser le portrait des entreprises de Saint-Raymond. C’est qu’en plus de réunir les collaborateurs de longue date que sont la Corporation de développement de Saint-Raymond (CDSR), la Chambre de commerce régionale de Saint-Raymond (CCRSR), la Société de développement commercial (SDC) et Place Côte Joyeuse, le comité d’achat local compte aussi sur la participation des diffuseurs locaux. Il s’agit de Borgia La Boîte à outils, le Cinéma Alouette, CJSR et le service des communications de la Ville de Saint-Raymond.

Formé il y a un an, ce comité, a indiqué M. Borgia, a développé les campagnes « J’aime acheter ici » et « Pour Noël, je fais travailler les lutins d’ici ». Vous savez maintenant qu’on lui doit aussi le sondage qui a mené à l’obtention d’un portrait de la situation d’affaires raymondoise. Entre autres choses qu’il faut retenir à ce sujet, a pour sa part précisé le directeur au développement à la CDSR Matthew Gagné, il y a le fait que « l’économie de la région repose sur un très grand nombre de petites et très petites entreprises ».

Toujours grâce au sondage qu’ont complété 78 des 150 entreprises sollicitées (taux de réponse de 52 %), le comité a pu constater que le tiers des entreprises de Saint-Raymond ont moins de dix ans et qu’autant sont affiliées à une bannière. Bien que la majorité des répondants estiment être présentement en bonne ou en excellente santé financière, 20 % d’entre eux ont tout de même avoué avoir une santé financière qui « laisse à désirer ».

En ce qui a trait aux clients de la communauté d’affaires de Saint-Raymond, a également souligné Matthew Gagné, le sondage a révélé qu’ils proviennent de Saint-Raymond à 40 %, de la MRC de Portneuf à 30 %, de la grande région de Québec à 20 % et du Québec ou de l’extérieur du Québec à 10 %. Toujours en ce qui concerne la clientèle, il est intéressant d’insister sur le fait que les répondants ont déclaré que « la majorité de leurs ventes sont réalisées en magasin et non pas en ligne ». Quand on sait que seulement 10 % des entreprises sondées ont confirmé offrir des services de vente sur le Web, cela n’a rien de bien étonnant. Ce qui surprend, cependant, c’est que très peu d’entreprises ont dit vouloir se lancer dans la vente en ligne, et ce, même si les consommateurs sont de plus en plus nombreux à y faire des achats.

En rafale, ajoutons que le comité a appris que près de la moitié des approvisionnements des entreprises proviennent de Saint-Raymond, qu’il y a « une très forte variabilité des données dans la provenance des concurrents », que « la très grande majorité des entreprises font partie d’au moins une association et que seulement « une entreprise sur cinq offre une programme de fidélisation ». Finalement, le sondage a permis de confirmer que près de 85 % des répondants s’impliquent dans leur communauté en versant des commandites. La moitié d’entre eux le font pour un montant dépassant 1 000 $. Selon le directeur au développement à la CDSR, cela témoigne de leur enracinement dans le milieu.

Enjeux et priorités

Considérant que le principal enjeu auquel les entreprises ont dit faire face est le recrutement de main-d’œuvre spécialisée, vous comprendrez que la formation et la rétention des employés a été identifié comme une priorité par le comité d’achat local. Entre autres façons, a dévoilé Louis-Maxime Renaud, directeur de la CCRSR, ses collègues et lui entendent épauler les entreprises qui font face à ce défi en leur faisant connaître les différents organismes qui peuvent leur venir aide en cette matière. De plus, le comité entend leur faire découvrir les organismes qui peuvent leur donner un coup de pouce en ce qui à trait à la croissance de leur chiffre d’affaires et l’accès aux sources de financement, soit deux autres enjeux importants.

L’importance de l’achat local

Toujours en conférence de presse, Johane Boucher, présidente de la CDSR, a rappelé que « l’importance de l’achat local est critique pour la santé de nos entreprises ». Faisant allusion aux commandites que ces dernières versent dans la communauté, elle a aussi cru bon répéter que « ce qu’on achète à Saint-Raymond revient à Saint-Raymond ». Étant donc d’avis qu’« on profite tous de l’achat local », elle a dit vouloir veiller, avec les autres membres du comité, à la conservation des acquis et à la croissance des entreprises raymondoises.

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Matthew Gagné, directeur au développement à la Corporation de développement de Saint-Raymond

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La rue Saint-Joseph est certainement la plus commerciale d’entre toutes à Saint-Raymond.