Restauration et protection du marécage de Grondines : Une corvée de plantation pour lancer le bal

Le samedi 4 juin, sept bénévoles ont répondu à l’appel de Conservation de la nature Canada (CNC) et ont, ce jour-là, planté près de cinq cents arbres et arbustes indigènes dans le secteur du marécage de Grondines. En compagnie de trois employés de cet organisme et de la famille Drolet-Careau, ils ont ainsi participé à la restauration et à la protection d’un milieu naturel d’exception.

Lors de cette activité de plantation ouverte à tous, c’est sur un terrain en friche se trouvant en bordure du marécage de Grondines que les participants ont été invités à mettre de multiples essences en terre. Érable argenté, noyer cendré, frêne de Pennsylvanie, sureau du Canada et viorne trilobée étaient du lot. Évidemment, c’est sous le signe de la bonne humeur que les bénévoles et ceux qui les ont accueillis ont alors fait le succès de la plantation qui les attendait.

Selon Gabrielle Cauchon Déry, coordonnatrice de projets pour CNC, la corvée qui a été tenue au début du mois de juin n’est que le début d’une grande aventure pour le marécage de Grondines. « Nous voulons que ce projet serve de levier pour la mise sur pied, de concert avec la communauté locale, d’une variété d’actions qui permettront de protéger, de mettre en valeur et de restaurer ce riche écosystème », a-t-elle commenté. Précisons que le marécage de Sainte-Anne-de-la-Pérade est également inclus dans ce projet qui recevra des aides financières de la Fondation Hydro-Québec pour l’environnement, d’Environnement et Changements climatiques Canada et du U.S. Fish and Wildlife Service. Ajoutons que l’Association forestière des deux rives a aussi participé à la réussite de la corvée en fournissant gratuitement une partie des arbres qui ont été plantés. La CAPSA et le Regroupement des propriétaires du marais de Grondines et collaboreront aussi à la restauration du marécage. N’oublions, finalement, l’apport des bénévoles!

Au sujet du marécage de Grondines et de Sainte-Anne-de-la-Pérade, rappelons qu’il compte parmi les derniers marécages arborés de grande étendue en bordure du fleuve Saint-Laurent et qu’il s’étend sur sept kilomètres de rive. La CNC confirme qu’on y retrouve des « espèces en situation précaire, dont certaines plantes qui ne se retrouvent nulle part ailleurs dans le monde ». L’organisation ajoute que « la diversité et la quantité d’oiseaux qui fréquentent les terres agricoles, forestières et littorales du secteur sont impressionnantes ».

En plus des travaux de reboisement, sachez que la réalisation d’aménagements hydrologiques de même que la sensibilisation de la communauté locale à la richesse du milieu et à la diversité des actions qu’il est possible de mettre en œuvre pour protéger ce lieu unique sont prévues. Au total, le projet qui vient d’y être lancé demandera des investissements de plus de 95 000 $. À elle seule, notez que la Fondation Hydro-Québec pour l’environnement offrira un appui s’élevant à 47 000$.

En terminant, mentionnons qu’il est possible d’avoir plus d’information au sujet de Conservation de la nature Canada en consultant www.conservationdelanature.ca.

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Ces photos de la corvée ont été prises par Catherine Drolet.