De nouvelles solutions pour des installations septiques aux normes

Annonce simultanée en Abitibi et dans Portneuf dimanche dernier. Pendant que le ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques David Heurtel (député de Viau) était à Val d’Or, son adjoint parlementaire Marc H. Plante accompagnait le député Michel Matte pour un point de presse au Moulin de La Chevrotière de Deschambault-Grondines, auquel assistaient plusieurs maires et intervenants du monde environnemental.

Il s’agit donc d’une annonce attendue depuis un moment par le milieu municipal et les propriétaires de résidences isolées qui doivent mettre leurs installations septiques aux normes, particulièrement pour les propriétaires aux prises avec des conditions de sol défavorables à une installation septique conventionnelle.

C’est notamment le cas dans la région d’Abitibi-Témiscamingue où les sols argileux rendent plus coûteux le fait de respecter le règlement Q2, r22 en vigueur depuis 1981 et qui a été renforcé en 2000 pour lutter contre les algues bleu-vert de nos lacs.

Mais c’est aussi le cas dans nos régions. Pensons au cas de Lac-Sergent, mais aussi de plusieurs autres municipalités porteuvoises.

« Ce projet de règlement vise à offrir des solutions immédiates et respectueuses de l’environnement qui peuvent s’avérer moins coûteuses qu’un système de traitement tertiaire avec déphosphatation », a indiqué Marc H. Plante.

Ces quatre solutions proposées se décrivent ainsi :

• La fosse de rétention à vidange totale (réservoir étanche);

• Les cabinets à terreau (toilettes à compost) avec fosse de rétention pour les eaux ménagères;

• Le système avec déphosphatation mis en commun pour deux résidences isolées existantes;

• Les systèmes de traitement étanches qui rejettent les eaux usées dans un réseau d’égout municipal, dont la mise en place sera facilitée par le nouveau règlement.

Au terme du délai de 60 jours pour la publication dans la Gazette officielle, ces solutions seront immédiatement applicables.

En outre, les députés Plante (Maskinongé) et Matte ont précisé qu’une deuxième phase de proposition de solutions sera annoncée d’ici un an.

« J’accueille favorablement ce projet de règlement qui permettra d’installer un cabinet à terreau, sous certaines conditions, notamment une certification de performance nord-américaine reconnue pour garantir la santé publique », a pour sa part déclaré le député Michel Matte.

Rappelons que M. Matte s’est chargé de transmettre à l’Assemblée nationale deux pétitions en faveur du cabinet à terreau, ou toilette sèche, pétitions qui ont porté fruit.

Développé dans la région par l’entreprise portneuvoise spécialisée dans les huiles essentielles Aliksir, le système de toilette sèche remplace l’eau par une litière et utilise une vis sans fin par laquelle excréments et odeurs disparaissent aussi rapidement que dans un système conventionnel à chasse d’eau. La matière est ensuite transformée en compost. On peut également récupérer et utiliser la chaleur du compost.

« C’est un premier pas intéressant. L’utilisation de toilettes sèches est un choix économique et écologique, qui permettra aux résidents d’économiser plusieurs milliers de dollars tout en faisant des choix responsables sur le plan environnemental. Toutefois, il ne faut pas oublier que cette avancée n’est qu’une première étape vers une gestion vraiment optimale de notre consommation et de nos déchets », déclarait la pdg d’Aliksir Lucie B. Mainguy.

On trouvera une description illustrée des quatre solutions proposées ci-haut de même que le nouveau projet modifiant le règlement Q2, r22.

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L’adjoint parlementaire Marc H. Plante

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Le député Michel Matte

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La pdg d’Aliksir Lucie B. Mainguy