« Mlle Augustine – Une histoire personnelle » : une exposition à découvrir à la Maison Plamondon

Musicienne mais également artiste dans l’âme, femme de tous les talents, Augustine Plamondon a marqué l’histoire de Saint-Raymond. La Maison Plamondon, dans laquelle elle a vécu la presque totalité de sa vie, lui consacre cet été une exposition afin de découvrir non pas le personnage, mais la personne.

À l’étage de la Maison Plamondon, une des dernières pièces dans laquelle vivait Augustine a été réaménagée avec des meubles et des objets lui ayant appartenu.

On retrouve par exemple un sac à main qu’elle appelait son « porte-musique » et qui lui était très utile, une des ses nombreuses écharpes délicatement posée sur l’accoudoir d’un siège ou un chapelet, évoquant sa grande piété.

De nombreux livres ont été disposés pêle-mêle, comme ils l’ont toujours été dans la maison, témoignant de sa curiosité et de son érudition. Un dessin au fusain d’un village français, réalisé par elle-même, rappelle l’un de ses voyages effectué en Europe pour suivre des formations en musique.

Une partie de sa magnifique collection de disques vinyles est également exposée, que l’on peut écouter.

 

Prélude à l’Après-midi d’un faune, de Claude Debussy

 

On imagine facilement « Mlle Augustine », sa journée d’enseignement de piano terminée, se reposer dans son fauteuil préféré en fredonnant un air de musique, ses livres, partitions, cahiers et autres objets préférés à portée de main.

Un voyage dans le temps

Conçue et élaborée par l’artiste Agnès Riverin en collaboration avec Valérie Roussel, directrice générale de la Maison Plamondon, et Louise Plamondon, nièce d’Augustine, l’exposition se veut une immersion dans le quotidien de la Raymondoise, qui a notamment enseigné le piano au célèbre parolier Luc Plamondon.


Tout a commencé en 2012, deux ans après le décès d’Augustine et avant que la maison ne soit restaurée.

Agnès Riverin y prend de nombreux clichés que l’on retrouve dans l’exposition, en portant un regard curieux, parfois humoristique et surtout artistique. « La maison était vraiment dans une phase de transition, explique-t-elle. J’ai pris en photo les objets tels que je les ai trouvés. »

Ainsi, l’exposition « Mlle Augustine – Une histoire personnelle » se plaît à jouer avec le temps. Des objets du quotidien de la musicienne, certains très anciens, sont présentés dans le contexte différent d’une maison restaurée, mais aussi par le biais des photos prises par Mme Riverin.

Cette dernière indique avoir travaillé pendant plusieurs semaines et terminant jusqu’à tard le soir pour achever l’exposition.

« J’ai eu un coup de cœur pour cette femme »

Sans même s’être véritablement informée sur la biographie d’Augustine Plamondon, Agnès Riverin s’est peu à peu fait une idée assez précise de la personne.

« La biographie, je ne l’ai pas lue pour une bonne raison, c’est que je voulais me faire ma propre opinion », fait-elle savoir.

La commissaire-artiste enchaîne : « Les objets exposés parlent d’eux-mêmes. Augustine avait tous les talents, était très ouverte d’esprit et aventureuse. J’ai eu un véritable coup de cœur pour cette femme, sans même l’avoir connue. Je pense que je l’aurais beaucoup aimée. »

Dans le «curio » (cabinet de curiosités) de l’exposition se trouve un carnet de notes ayant appartenu à « Mlle Augustine ». On peut y lire des paroles tirées de la chanson « Parlez-moi d’amour », qui résonnent comme un message qu’aurait voulu transmettre la musicienne : « Pourvu que toujours vous répétiez ces mots suprêmes. Je vous aime. »

L’exposition « Mlle Augustine – Une histoire personnelle » est visible à la Maison Plamondon à Saint-Raymond. Agnès Riverin organisera des visites guidées les dimanches 12 août et 19 septembre, entre 14 h et 16 h sur réservation.

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Née à Chicoutimi, Agnès Riverin est une artiste polyvalente qui utilise différents modes d’expression : sculpture, bas-relief, peinture, poésie ou encore gravure numérique. Membre du CA de la Fondation de la Maison Plamondon, Mme Riverin entretient un lien fort avec la demeure, puisque l’une de ses œuvres, « Une île où tu cueilles des mots », est accrochée sur la façade. L’artiste donnera une conférence en art public le 11 octobre à 19 h au Centre multifonctionnel Rolland-Dion.