Pont-Rouge : la Fraisière Faucher célèbre son 40e anniversaire

Entreprise familiale située sur la route Grand-Capsa, la Fraisière Faucher fête cette année ses 40 ans. Le 14 juillet, les choses ont été organisées en grand afin de souligner cet anniversaire comme il se doit et remercier la clientèle.

Malgré une météo capricieuse, nombreuses ont été les familles à faire le déplacement. Au programme : animation avec notamment un spectacle de Brimbelle, maquillage, visite guidée de l’entreprise et bien évidemment, autocueillette. En plus de la dégustation de fraises, des membres de l’Arche de Kathleen, un refuge canin, servaient des hot-dogs et des breuvages au profit de l’organisme.


En tout, ce sont plus de 30 bénévoles qui étaient sur le site pour aider à l’organisation des festivités.

Un fruit, une passion

Israël Faucher, propriétaire de l’entreprise, était sur place avec sa conjointe, parents et enfants. Fraisière Faucher, il faut le dire, c’est avant tout une histoire de famille. « À la base, la terre appartenait à mon grand-père, qui y exploitait une ferme laitière. Par la suite, mon père y a établi une porcherie et, finalement, une fraisière », raconte M. Faucher.

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Israël Faucher, propriétaire.

De quelques acres à ses débuts, la fraisière s’étend aujourd’hui sur près de 130 acres. La période de production s’est également allongée. Commençant auparavant à la Saint-Jean pour se terminer à la fin du mois de juillet, elle s’étale désormais sur quatre mois et demi. L’entreprise peut s’enorgueillir d’être devenue le plus gros producteur de fraises de la région, avec des fruits distribués partout dans la province. L’hiver, Fraisière Faucher offre des services de déneigement.

La passion du fruit rouge s’est transmise de génération en génération. C’est avec des yeux pétillants de fierté qu’Israël évoque l’envie de ses trois garçons de prendre un jour la relève. « C’est l’une de mes plus belles réussites », fait-il savoir avec émotion.

La qualité avant tout

Depuis huit ans, l’activité de l’entreprise a quadruplé. « Cela démontre que quelque part, on doit faire les choses correctement », estime M. Faucher.

Avec comme concurrents les producteurs américains et ceux de l’Île d’Orléans, Israël Faucher explique se démarquer en misant d’abord et avant tout sur la qualité : « On travaille le plus possible avec des engrais verts et on alterne les cultures de fraises avec des cultures d’avoine, de maïs ou de soja, ce qui permet d’augmenter les rendements et la qualité. De plus, la paille que l’on récupère est déposée dans les champs de fraises afin de faciliter le travail des cueilleurs. »

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Un paillage facilite le travail des cueilleurs de fraises.

L’été, l’entreprise peut compter sur une soixantaine de travailleurs québécois et le même nombre de travailleurs étrangers. « Ici, nos employés ne sont pas des numéros, on forme une grande famille, précise le producteur. Avoir une bonne équipe, cela nous fait énormément avancer. »

L’autocueillette, une belle activité familiale

L’été, sur une fin de semaine, entre 1000 et 1500 personnes se rendent en famille à la fraisière pour faire le plein de fruits.

Sur une idée de Johanne Piché, la conjointe d’Israël, l’activité a été bonifiée voilà plusieurs années avec des jeux gonflables et une mini ferme, ce qui fait le bonheur des plus petits. Chaque semaine, garderies et camps de jour visitent la fraisière.

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L’autocueillette fait le bonheur des petits et des grands.

Pour Israël Faucher, il ne fait pas de doute. Au vu du succès que rencontre l’entreprise, celle-ci a encore de très nombreuses années devant elle. « Merci d’être avec nous depuis 40 ans, nous serons là encore 40 autres années », lance-t-il. De quoi se bourrer la fraise encore longtemps.

Photo principale : la Fraisière Faucher rassemble trois générations, grands-parents, enfants et petits-enfants.