Un « tourbillon rempli d’actions » pour L’Arc-en-Ciel

Au début du mois de juin, l’assemblée générale annuelle de L’Arc-en-Ciel a vu la présidente Lucille Montambault confirmer qu’un « tourbillon rempli d’actions » a récemment occupé l’équipe qui l’entoure. Selon toute vraisemblance, le bal se poursuivra au moins à la même cadence pour la nouvelle année qui débute.

C’est ce que nous a fait savoir Bertrand Gignac, directeur général de l’organisme communautaire en santé mentale dans Portneuf, alors que nous étions récemment de passage dans son bureau. Bien qu’il ne puisse dire si c’est en raison d’une croissance des problèmes ou d’une meilleure connaissance des services de L’Arc-en-Ciel, il n’en demeure pas moins que son équipe et lui desservent toujours plus de gens.

Cette hausse est observable du côté du Centre de prévention du suicide qu’opère L’Arc-en-Ciel, nous a-t-il dit, mais aussi dans ses autres activités. L’organisme, profitons-en pour le répéter, fait de l’accompagnement en logement, s’occupe d’un regroupement des proches de personnes vivant des troubles de santé mentale et a des programmes de réadaptation psychosociale et de réinsertion professionnelle.

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 Bertrand Gignac, directeur général de L’Arc-en-Ciel

Entre autres clientèles, il est intéressant de préciser que beaucoup plus de jeunes et de personnes vivant avec deux maladies (comorbidité) viennent chercher de l’aide à L’Arc-en-Ciel. Voilà qui explique pourquoi Bertrand Gignac craint particulièrement les effets que pourrait avoir la légalisation prochaine du cannabis au Canada sur la santé mentale des gens.

Par ailleurs, les agriculteurs sont toujours dans la mire de L’Arc-en-Ciel qui va à leur rencontre grâce à sa « run » de lait. Dans Portneuf comme à la grandeur de la province, rappelle M. Gignac, qui est aussi vice-président du Regroupement des centres de prévention du suicide du Québec, un haut taux de détresse est observé chez les porteurs de l’industrie agroalimentaire. Heureusement, estime-t-il, un protocole a été établi avec l’Union des producteurs agricoles pour qu’il soit plus aisé de parler de la question du suicide avec eux.

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Le bureau principal de L’Arc-en-Ciel se trouve au 331, rue Notre-Dame, à Donnacona.

Si de nombreuses activités populaires ont marqué la dernière année de L’Arc-en-Ciel, il importe de revenir sur quelques dossiers précis. Pour le directeur général de l’organisme, le potager communautaire qui a vu le jour dans la forêt nourricière de Saint-Raymond est du lot. La reprise de la popote roulante du Halo de même que le projet de logement s’adressant aux personnes vivant des troubles de santé mentale, dans l’ancien Hôtel Jacques-Cartier, complètent la brochette.

Enfin, bien que ce soit un brin moins positif, mentionnons que L’Arc-en-Ciel a abandonné le projet Collation Santé Portneuf. Centraide n’a pas souhaité renouveler le financement qui lui était alloué. Cela dit, il n’est pas impossible qu’un autre organisme prenne le relais, selon ce que nous a dit Bertrand Gignac.

Quand musique rime avec santé mentale

À Portneuf, nombreux sont ceux qui connaissent le passionné de chant Germain Julien. Ce dernier a réalisé un rêve en enregistrant son premier album Trinity et il a eu la généreuse idée de remettre tous les profits qu’il fera en le vendant à L’Arc-en-Ciel. Pour l’acheter, on peut se rendre dans les bureaux de l’organisme. Quelques commerces de la région en vendent également, ouvrez l’œil!

Une journée importante

Nous aurons l’occasion de vous en reparler, car elle se déroulera dans deux mois, mais notez tout de même que la Journée mondiale de prévention du suicide sera célébrée le 10 septembre prochain dans Portneuf. Cette année, L’Arc-en-Ciel entend s’associer à L’Épicière de comté pour sensibiliser la population régionale à la demande d’aide en santé mentale.

Vous trouverez éventuellement plus de détails sur ce rendez-vous au www.larcencielportneuf.org.