Saint-Raymond : les Marguerites fêtent leur 25e anniversaire

À l’occasion du 25e anniversaire du mouvement des Marguerites dans le diocèse de Québec, une messe a été célébrée le 4 juillet en l’église de Saint-Raymond. L’évêque auxiliaire Louis Corriveau ainsi que plusieurs prêtres ayant officié dans la paroisse Saint-Raymond-du-Nord étaient présents.

Mouvement de prière, les Marguerites visent à soutenir les prêtres dans leur ministère et leur vie spirituelle.

« Priez pour moi, afin qu’il me soit donné, quand j’ouvre la bouche, de faire connaître hardiment et librement le mystère de l’Évangile », demande saint Paul dans l’Épître aux Éphésiens.

Lorsqu’une « marguerite » est lancée, sept personnes se relayent dans la semaine afin d’offrir une journée à un prêtre, que ce soit en prières, en pensées ou en actions. Les fidèles forment les sept pétales de la fleur, tandis que l’homme d’Église en représente le cœur.

La marguerite dure tant et aussi longtemps que le prêtre est en vie.

Un quart de siècle de service de prière

Né à Aylmer dans l’Outaouais en 1981, le mouvement des Marguerites n’a cessé de s’étendre, que ce soit au Canada ou à l’étranger. Le pape lui-même a sa marguerite.

Dans le diocèse de Québec, le mouvement a vu le jour en 1993 à l’initiative de Monique Moisan, native de Rivière-à-Pierre, qui en a été la responsable pendant 20 ans.

La fidèle raconte : « Lors d’une rencontre, une madame de Nicolet expliquait ce qu’était les Marguerites. Il s’est passé quelque chose chez moi, comme si quelqu’un m’avait levé et dirigé vers elle. Je lui ai demandé si le mouvement existait dans le diocèse de Québec, elle m’a répondu que non. J’ai donc décidé d’aller de l’avant, avec l’approbation de Mgr Maurice Couture. »

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Monique Moisan en compagnie de Mgr Corriveau.

Pour Mme Moisan, Saint-Raymond a permis de « lever le pain » et constitue un « château fort » pour le mouvement. Aujourd’hui, la ville compte plus d’une centaine de personnes impliquées dans des « marguerites ».

Gabrielle Gingras et Éliane Cantin ont été parmi les premières à en lancer.

« Ma première, c’était pour l’abbé Mario Duchesne, qui a officié dans la paroisse, indique Éliane Cantin. Je continue de lui envoyer des cartes de Noël chaque année. »

Mme Cantin affirme que chaque prêtre étant passé par la paroisse a sa marguerite. « Personnellement, je fais partie de quatre marguerites », précise-t-elle.

Don de soi et unité

Lors de la célébration à l’église de Saint-Raymond, le curé Benoît Tessier a salué l’implication de ses paroissiennes et paroissiens : « Vingt-cinq ans de prières, ça porte ses fruits. Lancer un mouvement comme celui des Marguerites demande beaucoup de foi, de sacrifices, une certaine abnégation, un don de soi. »

Mgr Corriveau a pour sa part expliqué que la phrase « Je prie pour toi » s’entendait encore mais se perdait quelque peu. « Ça demeure un service, une preuve d’amour essentielle dans la vie de l’église pour avoir un seul corps, une seule famille », a-t-il estimé.

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Au micro, Mgr Corriveau, auparavant curé à Saint-Raymond.

L’évêque auxiliaire s’est adressé aux membres du mouvement : « Avec toutes les décisions que nous devons prendre, nos engagements, nous avons particulièrement besoin de votre prière. »

Comme l’an passé lors du rassemblement annuel des Marguerites, religieux et paroissiens se sont retrouvés au sous-sol de l’église après la messe pour partager un repas, échanger des souvenirs et parler d’avenir.