Raphaël Sanche-Hébert : surf et soif d’aventure

Raphaël Sanche-Hébert : surf et soif d’aventure

Saint-Raymond | « C’est la soif d’aventure qui m’a poussé à adopter ce mode de vie là », déclare tout de go Raphaël Sanche-Hébert. Et quelle aventure ! Une fois gradué de l’Université, avec son père il se construit un camion dans lequel il pourrait habiter. « C’est parti de là ».

Après avoir gradué en mai 2019, il prend donc la route et traverse le Canada, de Québec à l’île de Vancouver, jusqu’à ce qu’ils appellent là-bas, « The end of the road », le bout de la route.

« C’est là que j’ai commencé à m’adapter et essayer de devenir un surfer ». Il avait fait un peu de surf en Nouvelle-Écosse et sur la côte Est des États-Unis.

Mais ce n’était qu’une initiation, car il y a plusieurs grades dans l’apprentissage et la pratique du surf. « La première année, t’as l’impression de comprendre quelque chose, mais t’es très loin de vraiment y avoir goûté », explique-t-il.

Dans ce monde, pour passer de débutant à intermédiaire, il y a un laps de un à cinq ans, mais après, pour se rendre d’intermédiaire à avancé, c’est plutôt un laps de 15 à 20 ans. Raphaël a passé son premier 5 ans, le surf passe donc à l’étape d’un nouvel apprentissage pour lui.

Les risques de blessure sont évidents, mais il y a une manière de bien voir et de les éviter. « C’est un sport extrême que tu peux pratiquer en étant plus vieux aussi ». soutient-il.

Raphaël Sanche-Hébert habite la côte ouest de l’Île de Vancouver, dans la petite ville de Tofino. « C’est une super petite ville de 2000 habitants, qui habitent là à l’année longue, dit-il, mais c’est une destination touristique numéro 1 en Colombie-Britannique. On vit de ça le surf, c’est vraiment une grosse attraction touristique ».

C’est donc à des touristes qu’il enseigne, en offrant une introduction à des gens qui souvent ne sont jamais allés dans l’océan ou n’ont jamais touché à une planche.

Les eaux n’y sont pas dangereuses. « Le Canada est cool pour ça, explique ce Raymondois, l’hiver est tellement froid qu’il n’y a rien de vraiment dangereux qui habite là-bas. Le plus gros danger est d’attraper un coup de soleil l’été !»

Le surf s’y pratique toujours en combinaison. Les vagues oscillent entre 2 et cinq pieds, mais peuvent atteindre plusieurs mètres à la saison des ouragans, l’automne.

« C’est rendu là-bas ma vie, et j’ai vraiment envie dans les prochaines années de voir une progression et vraiment avoir du plaisir ».

Son camion-maison est de type caravane portée où il est possible d’enlever et de remettre la caravane. Cette mini maison, bien isolée est même pourvue d’un chauffage au bois et au diesel.

« C’était un rêve pour moi. J’habitais loin de l’océan et je ne pouvais jamais l’essayer. Là, Tofino est direct sur l’océan !»

 

Photo principale : Raphaël Sanche-Hébert surfant à Cox Bay, Tofino, BC        Crédit : Courtoisie Lukene Sotomayor.

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