BMR Paulin Moisan : La relève poursuivra les valeurs familiales

BMR Paulin Moisan : La relève poursuivra les valeurs familiales

SAINT-RAYMOND | À l’aube de son 60e anniversaire, l’entreprise familiale BMR Paulin Moisan tourne une nouvelle page de son histoire. Depuis le 1er avril 2021, Marianne Moisan, fille de François Moisan, et Mathieu Moisan, fils de Bernard Moisan, sont devenus les propriétaires de l’entreprise.

Marianne Moisan et Mathieu Moisan deviennent ainsi la troisième génération à la tête de ce commerce raymondois, fondé en novembre 1961 par Paulin Moisan et sa conjointe Thérèse Dion, sous le non de Matériaux de construction enr. Les ex-actionnaires Sophie Moisan et Bernard Moisan demeurent en poste et ils seront encore présents pour conseiller et rencontrer les clients. « Très jeunes, on a tous les deux développé un intérêt pour le magasin. On a toujours démontré qu’on avait une passion pour la quincaillerie et la construction. Cela faisait longtemps que c’était notre but d’acheter et que l’entreprise allait devenir éventuellement à nous deux », mentionnent Mathieu et Marianne. D’ailleurs, à la blague, Sophie Moisan en profite pour leur demander dans quel carré de sable ils ont commencé à en discuter.

Leurs premières journées

Il faut dire que les nouveaux propriétaires n’en sont pas à leurs premiers pas sur le plancher de la quincaillerie. L’histoire a débuté quand ils avaient 13 ou 14 ans. « Ma première journée de travail a été de descendre à la cave pour monter et placer du stock dans le magasin avec François et Sophie. J’ai aussi fait le montage de BBQ et de brouettes », se souvient Mathieu. Au fils des années, il a toujours travaillé à la quincaillerie tout en complétant une formation en vente et une autre en dessin du bâtiment.

Marianne a passé sa première journée à l’entreprise familiale en tant qu’emballeuse à la caisse et elle a poursuivi en plaçant de la marchandise en magasin. Plus tard, elle deviendra caissière. « Ma boss, c’était ma grand-mère Thérèse. Je me souviens aussi que j’allais la voir et qu’elle me montrait sa comptabilité et qu’elle m’expliquait comment elle analysait les chiffres. C’est elle qui m’a donné le goût d’être comptable », explique-t-elle.

Les actionnaires de la deuxième génération Bernard Moisan, Sophie Moisan et François Moisan en compagnie de ceux de la troisième génération, Marianne Moisan et Mathieu Moisan. Courtoisie: archive BMR

La règle

« Cependant, il y a toujours eu une règle que si l’on voulait venir travailler ici, il fallait aller travailler ailleurs avant », indique Marianne. « On voulait vraiment que vous soyez certain de votre choix », ajoute Sophie. C’est ainsi que Marianne et Mathieu ont travaillé pour d’autres entreprises, mais sans jamais cesser d’occuper un poste à la quincaillerie. « Pour ma part, ça m’a convaincu que ma place est au BMR », assure Mathieu.

Les deux nouveaux propriétaires ont aussi participé à plusieurs camps de la relève Rona ou BMR au cours des années. « Les bannières ont à cœur les programmes pour aider et motiver la relève. Pendant plusieurs étés, on a fait des camps ou l’on voyait tous les différents départements d’une quincaillerie. On voyait tous les volets : financier, juridique, vente, marketing ainsi que la quincaillerie. Tout ce que tu dois savoir pour gérer une entreprise », expliquent-ils.

Le transfert

C’est en 2017 que Mathieu et Marianne deviennent coactionnaires de l’entreprise familiale. Puis en juin 2020, avec la pandémie qui engendre une augmentation du travail, Marianne revient à plein temps à la quincaillerie. C’est à l’automne que la décision d’acheter les parts des autres actionnaires se prend alors que François Moisan annonce qu’il désire partir à la retraite. « Pour simplifier la tâche du transfert d’entreprise, c’était préférable de tous nous racheter (Bernard, Sophie et François) en même temps. C’était préférable de juste faire une transaction à cause du processus », souligne Sophie Moisan.

Perpétuer la tradition familiale

Avec 45 employés, un magasin d’une superficie de 15 000 pi2 ainsi qu’un entrepôt de la même taille et un autre de 3 000 pi2, les nouveaux propriétaires de BMR Paulin Moisan désirent perpétuer la tradition familiale. « On va toujours être le plus présent et le plus disponible possible tout en continuant à donner un excellent service. D’ailleurs, le service a toujours été notre cheval de bataille ainsi que d’être à proximité du client », précisent-ils. C’est pourquoi Mathieu a décidé de conserver son bureau au comptoir de service. Il est aussi normal de voir Marianne au service des clients dans la cour à bois.

BMR Paulin Moisan, c’est 45 employés, un magasin d’une superficie de 15 000 pi2 ainsi qu’un entrepôt de la même taille et un autre de 3 000 pi2. Crédit: Stéphane Pelletier

Les futurs défis

« C’est la troisième génération et ils veulent poursuivre les valeurs des générations précédentes », affirme Sophie Moisan. D’ailleurs, elle et Bernard demeurent en poste afin d’assurer la transition et transmettre leur savoir.

En ce temps de pandémie, les défis pour Marianne et Mathieu seront de gérer la croissance, qui est extraordinaire ces temps-ci, et de s’ajuster pour les prochaines années tout en améliorant l’offre et la diversité. Ils désirent ainsi optimiser la logistique, les procédures et les fonctionnements de l’entreprise. « On veut les optimiser pour nous, mais également pour rendre le travail plus facile à nos employés », concluent-ils.

Photo principale : Les nouveaux propriétaires Marianne Moisan et Mathieu Moisan posent devant la photo de leurs grands-parents et fondateurs de l’entreprise familiale, Thérèse Dion et Paulin Moisan. Crédit : Stéphane Pelletier