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« Astres Occlus »: l’œuvre d’Agnès Riverin

« Astres Occlus »: l’œuvre d’Agnès Riverin

SAINT-RAYMOND | Nous poursuivons notre série sur les artistes de l’exposition Empreintes qui se tient jusqu’à l’automne 2021 dans le centre-ville de Saint-Raymond.

L’artiste en arts visuels Agnès Riverin expose son œuvre Astres Occlus dans la vitrine de l’ancienne pharmacie Uniprix.

« C’est un corpus d’œuvres qui s’appelle les Astres Occlus, ou le terme latin qui veut dire les trous noirs. […] Ce qui m’intéressait, c’était l’idée qu’il y a des événements qui nous plongent, qui font comme un vortex dans nos vies, qui vont transformer le sens de notre vie, que ce soit des événements positifs ou négatifs. Ils nous entraînent dans un vortex d’où on ne peut pas vraiment en sortir autrement que changés ».

L’artiste a voulu traduire cette idée dans une série d’œuvres qu’elle a réalisées sous le thème des Astres Occlus.

« Je suis partie d’une macrophotographie que j’avais prise sur mon ancien poêle à bois. Il y avait un petit cerne rond, bleuté, que j’ai photographié. En l’agrandissant, le petit cerne bleu est devenu comme une nébuleuse dans un ciel étoilé alors que toutes les poussières dans mon poêle à bois sont devenues des petites taches lumineuses sur fond noir ».

« J’intègre toujours plusieurs éléments à travers ces images-là, et je travaille beaucoup en trompe-l’œil. Qu’est-ce qui est vrai, qu’est-ce qui est faux, qu’est-ce qui est petit, qu’est-ce qui est grand. Ces poussières sont devenues des immensités d’étoiles. Je travaille beaucoup sur la relation entre le grand et le petit, le vrai et le faux. C’est vraiment le regard que je porte sur ce qui m’entoure, mais c’est aussi alimenté par mes réflexions en philosophie, en sociologie, en écologie ».

Agnès Riverin est aussi auteure. « La littérature est présente dans toutes mes œuvres. J’intègre toujours de la poésie dans mon travail. C’est soit du texte gravé dans le verre, ou du texte sérigraphié sur des œuvres d’art public. […] Je trouve que la poésie ajoute et se veut un élément visuel de plus ».

Crédit: Courtoisie

« Quand Étienne (St-Pierre) m’a appelé pour cette œuvre-là, j’étais contente ». Comme tous les artistes, elle vivait beaucoup d’isolement, et les événements auxquels elle prenait part ont été reportés, dont une exposition dans un musée qu’elle avait installée fin février, et un recueil qui devait être publié.

« Comme tous les artistes, on s’est retrouvés sans possibilité de faire des événements. […] Mais là il y avait d’autres artistes qui travaillaient en même temps que moi. Cette communauté d’artistes m’a fait du bien même si on ne se voyait pas, mais de savoir qu’on travaillait tous pour la même chose. […] J’ai voulu une œuvre qui faisait du bien, je vis en nature et ça m’a fait me rendre compte à quel point on en avait besoin ». C’est pourquoi on retrouve effectivement plusieurs éléments de la nature dans son œuvre.

Mme Riverin a commencé à s’intéresser aux arts alors qu’elle était enfant. Elle a commencé à dessiner très jeune, et a débuté la peinture à l’adolescence. Hésitant entre deux grandes passions, soit l’art et l’architecture, elle a opté pour les arts, domaine pour lequel elle a acquis un baccalauréat à l’Université Laval.

Son impressionnante carrière compte une quarantaine d’expositions solo et autant d’expos collectives. Ses œuvres sont partout au Québec, au Canada et aux États-Unis.

Agnès Riverin réalise également des œuvres dans le cadre du programme d’intégration des arts à l’architecture et à l’environnement. C’est dans ce cadre qu’elle a réalisé l’œuvre circulaire apposée sur la Maison Plamondon.

Pour elle, cette pratique est une façon d’intégrer sa passion pour l’architecture à ses œuvres.

Photo principale, Crédit: Courtoisie