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Des commerces privilégiés de la pandémie

Des commerces privilégiés de la pandémie

SAINT-RAYMOND | Il va sans dire que les temps sont très durs pour certaines entreprises qui n’ont pu opérer normalement depuis le début de la pandémie.

Les commerces de quincailleries et rénovation ont été les privilégiés de la crise de la Covid-19. Partout à travers le Québec et même le Canada, les clients ont pris d’assaut les quincailleries.

Voyons ce qu’en pensent les propriétaires de deux grandes bannières implantées à Saint-Raymond.

JEAN DENIS HOME HARDWARE

« Ce qu’on ressent nous, quand on parle d’achat local, ça prend tout son sens dans une situation comme on a vécue », indique la copropriétaire de Jean Denis Home Hardware, Sophie Denis. « On a revu des clients que ça faisait longtemps qu’on avait pas vus ».

Ces clients ne veulent plus aller dans les magasins de Québec et se retrouver dans d’interminables files d’attente, selon Mme Denis.

« D’avoir des commerces de proximité dans ta propre ville, ça vient de prendre tout son sens ».

En même temps, Sophie Denis s’interroge à savoir si cette nouvelle dynamique va rester dans la tête des gens. « On se dit que si on va chercher 5 % des gens qui ont pris  conscience de tout ça, c’est tant mieux », dit-elle.

Mais en même temps, poursuit-elle, il faut remercier tous les clients qui y ont toujours cru et qui font que Jean Denis Ltée a pignon sur rue depuis 92 ans à Saint-Raymond.

Peinture, mise à jour et jardinage

Après ce commentaire sur l’achat local et l’importance des commerces de proximité, la proprio du Home Hardware nous apprenait que les produits les plus demandés cette année avaient rapport aux travaux de peinture et de mise à jour de la maison.

Beaucoup de produits pour l’extérieur, ensembles de patio, lampes solaires, ameublements de jardin sont au nombre des produits les plus populaires en ce début d’été.

Il va sans dire que les produits de jardinage sont très prisés, terre, plantes, fleurs, etc.

« Les gens ont besoin de semer des graines pour s’occuper l’esprit; quand tu es confiné chez vous c’est pas évident. C’est beau faire de la lecture mais à un moment donné, tu veux faire quelque chose de tes mains ».

De son côté, le commerce en ligne a littéralement explosé. « On n’avait jamais vu autant de commandes en ligne, ce qui revient à dire qu’en 2020, il faut avoir pignon sur rue et en même temps, il faut que tu aies le web à côté, ce qui te permet de desservir toute ta clientèle », conclut Sophie Denis.

DU CÔTÉ DU CENTRE BMR PAULIN MOISAN

« Le 14 mars, on se demandait si on était fermé, et finalement à 3h on a été déclarés essentiels », commente Sophie Moisan, du centre de décoration et rénovation BMR Paulin Moisan.

La façon de faire a changé beaucoup, poursuit-elle. […) On a mis les procédures une après l’autre. « On avait pas de livre, on avait pas fait l’université de la Covid ».

Augmentation du chiffre de vente

« Pour nous, avoue Sophie Moisan, ça a été une augmentation de 20 % de nos ventes. On a vu beaucoup de nouveaux visages, des gens qui sont plus au chalet, et je pense qu’on a eu beaucoup de clientèle aussi de Sainte-Catherine, Pont-Rouge et les environs. Le magasin a reçu beaucoup de gens de Québec, considérant le volume et l’attente qu’ils ont à Québec et qui viennent magasiner ici en région ».

Horticulture et peinture

Dans ses achats, la clientèle a notamment demandé tout ce qui est horticulture, et également la peinture, qui a beaucoup sorti en mars et avril. Du côté des fleurs, presque tout est vendu. Le magasin a eu plus de difficulté que d’habitude à se fournir en produts comme la terre et le paillis.

Il faut aussi considérer que certains fournisseurs n’ont pas pu opérer de façon normale pendant une certaine période.« On n’a pas eu le choix que de vivre avec la rupture de stock », indique Mme Moisan.

L’achat en ligne, opéré par la maison-mère, a augmenté.

Mais la cueillette des produits devant le magasin a été populaire surtout en début de pandémie. Le client qui avait réservé son produit n’avait pas besoin d’entrer dans le magasin, mais le récupérait à l’extérieur du magasin .

En début de pandémie, le commerce de la Grande-Ligne a dû limiter ses heures d’ouverture et ne donnait accès qu’à huit clients à la fois à l’intérieur du magasin.

« On a mis les procédures au fil du temps selon les indications que le gouvernement nous imposait », signale Mme Moisan.

Depuis quelques semaines, les employés portent la visière de sécurité, puisque la distanciation de deux mètres n’était pas possible partout.

Photos / montage: Gaétan Genois

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