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Myriophylle à épis : mieux vaut prévenir que guérir

Myriophylle à épis : mieux vaut prévenir que guérir

Le myriophylle à épis est une plante exotique envahissante qui est préoccupante pour les plans d’eau de la province. Ceux qui l’ont rencontré savent qu’il est aussi difficile de s’en débarrasser que de prononcer son nom.

L’inspection et le nettoyage des embarcations et du matériel des pêcheurs et des plaisanciers s’imposent entre les sorties pour éviter que la plante ne se propage d’un plan d’eau à l’autre. Un simple fragment de tige peut suffire pour former un nouveau plant, qui pourra à son tour former une nouvelle colonie.

Pourquoi lutter contre cette plante ?

D’abord, parce que la présence du myriophylle à épis dans les plans d’eau nuit à la biodiversité. Il y prolifère rapidement, souvent au détriment des plantes indigènes. Entre autres, parce que ses racines et les pousses basses persistent tout l’hiver, ce qui permet une croissance hâtive de l’espèce au printemps. Les grandes colonies de myriophylles à épis peuvent également nuire aux activités récréatives et mener à la dépréciation de certaines propriétés bordant un lac envahi.

Une plante exotique envahissante (crédit photo : Isabelle Simard, MELCC).

Les riverains peuvent consulter le guide de bonnes pratiques mis au point par le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques pour éviter l’introduction ou la propagation d’espèces exotiques envahissantes. Ils peuvent aussi demander une affiche de sensibilisation aux espèces exotiques envahissantes à leur direction régionale du Ministère.

Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs offre aussi le programme Accès aux plans d’eau pour la pêche récréative, qui vise notamment l’implantation de stations de nettoyage d’embarcations afin de prévenir l’introduction et la propagation des espèces aquatiques envahissantes.

Agir rapidement

S’il est trop tard pour prévenir son introduction, il faut agir sans tarder. Il faut tout d’abord signaler sa présence dans l’application Sentinelle du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. Il s’agit d’un outil de détection et de cartographie des espèces envahissantes.

Même s’il n’y a pas de moyen rapide et facile de lutter contre le myriophylle à épis, certaines interventions préventives peuvent être profitables. On peut consulter sa municipalité et le bureau du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques de sa région avant d’entreprendre des actions de contrôle, puisque les interventions dans un plan d’eau peuvent nécessiter des autorisations. Et surtout, il faut prendre garde à la propagation des fragments de tige.


Myrioquoi ?

Le myriophylle à épis est présent au Québec depuis au moins 1958. Il a possiblement été introduit dans les eaux de lest des navires, puis par les aquariophiles et les amateurs de jardins d’eau. Sa répartition actuelle n’est pas connue de façon exhaustive, mais il est répertorié dans plus de 150 plans d’eau de la plupart des régions du Québec.

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