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Vol de données : « le gouvernement se doit d’être proactif » selon Joël Godin

Vol de données : « le gouvernement se doit d’être proactif » selon Joël Godin

Joël Godin, député de Portneuf–Jacques-Cartier, se dit conscient de la problématique occasionnée par le vol de données personnelles de près de 3 millions de clients de Desjardins. Il souhaite que le fédéral fasse le nécessaire concernant la situation.

« Nous avons demandé au Comité permanent de la sécurité publique et nationale (SECU) de la Chambre des communes de tenir une réunion d’urgence sur le vol de données personnelles. La situation est importante et les moyens doivent être pris afin d’agir rapidement », a rapporté Joël Godin.

Le député estime que ce comité doit proposer des solutions pour contrer la fraude des données informatiques.

« Aujourd’hui, c’est le mouvement coopératif, fondé par M. Alphonse Desjardins, qui est victime de cette situation, mais aucune institution financière ou autre organisation n’est à l’abri de crises de la sorte », expose M. Godin.

Selon lui, le gouvernement se doit d’être proactif et de « trouver les moyens les plus efficaces possible dans un monde qui est en constante évolution ».

« Vous pouvez compter sur moi pour déployer l’énergie nécessaire afin d’explorer et de contribuer à la recherche de solutions et différents moyens d’action pour protéger les citoyens et les entreprises de cette nouvelle réalité du 21e siècle », a-t-il assuré.

Changer son NAS ne serait pas une solution

Alors que le changement de numéro d’assurance sociale (NAS) est réclamé par des milliers de personnes qui ont signé une pétition en ce sens, cette solution ne serait pas la bonne selon Élyse Boisjoli, sous-ministre adjointe à Emploi et Développement social Canada.

Lors de son témoignage devant le Comité (SECU), Mme Boisjoli a ainsi déclaré : « L’obtention d’un nouveau numéro d’assurance sociale ne protégera pas les particuliers contre la fraude. L’ancien numéro d’assurance sociale continue d’exister et il est toujours lié au particulier […] Cela signifierait aussi de doubler la surveillance. Les particuliers devraient quand même surveiller leurs comptes et leurs rapports de solvabilité pour les deux numéros de façon régulière et continue. La multiplication des numéros augmente donc le risque de fraude potentielle. »

Pour Mme Boisjoli, la surveillance active des bureaux de crédits ainsi que l’examen régulier des relevés bancaires et des relevés des cartes de crédit demeurent la meilleure protection contre la fraude.

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