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Myriophylle à épi : on n’en veut surtout pas

Myriophylle à épi : on n’en veut surtout pas

Il n’y a pas de myriophylle à épi dans le lac Sept-Îles. Mais on n’en veut surtout pas. C’est tout le sens que prend le partenariat établi par la Ville de Saint-Raymond avec l’Association des propriétaires du lac Sept-Îles (APLSI) et la CAPSA. Point de presse et signature de cette entente avaient lieu le 2 mai dernier au club nautique du lac Sept-Îles.

C’est donc un plan de prévention qui sera mis en action dès l’été prochain, en vertu de ce partenariat. Quatre volets sont mis de l’avant : table de concertation, sensibilisation, promotion des bonnes pratiques et activités de détection.

Tant la Ville que l’APLSI ont mis chacun 2 500 $ en tant que contribution pour ce projet. Un montant de 4000 $ viendra du programme d’Emploi été Canada, ce qui permettra d’embaucher un travailleur étudiant. Quant à la CAPSA, elle mettra son expertise en concertation dans le cadre de ses activités régulières. À cela s’ajoutera bien sûr, le bénévolat des membres de l’APLSI et l’apport technique de la Ville de Saint-Raymond.

Voici la définition du ministère de l’Environnement : « Le myriophylle à épi (Myriophyllum spicatum) est une plante aquatique envahissante originaire de l’Europe, de l’Asie et du Nord de l’Afrique. Il pousse sous l’eau et produit des épis de fleurs émergents. Il peut former des herbiers denses à des profondeurs variant de un à dix mètres. Ses tiges atteignent la surface quand il pousse à moins de cinq mètres de profondeur. Il forme alors une canopée dense à la surface de l’eau ».

Une fois que le myriophylle à épi s’est « implanté » dans un lac, il est extrêmement difficile, sinon impossible de l’éradiquer. Le lac Sergent, à titre d’exemple, est aux prises avec cette plante envahissante depuis les années 1960.

Le myriophylle à épi a d’ailleurs connu une apparition massive un peu partout au Québec. « Nous devons donc être vigilants et agir maitenant afin d’éviter qu’il soit introduit dans le lac », exprime Marc Rondeau, l’un des directeurs du conseil d’administration de l’APLSI.

Les efforts de sensibilisation et de prévention seront donc au coeur du programme 2019. Chacun des plus de 400 propriétaires sera visité. On leur remettra le « Petit guide pour ne pas être envahi ». Il s’agit d’un document initialement conçu et produit par le Conseil régional de l’environnement des Laurentides, lequel a permis qu’il soit accessible aux riverains du lac Sept-Îles et du bassin versant.

On y montre notamment comment reconnaître le myriophylle à épi. On y explique aussi tout le soin qu’il faut prendre afin de s’assurer qu’aucune plante envahissante n’est restée accrochée à l’hélice de son bateau lorsqu’on le met à l’eau, surtout s’il peut avoir été « contaminé » dans un autre plan d’eau. Il faut aussi nettoyer l’embarcation, la remorque et tout l’équipement.

Une brigade verte composée de bénévoles veillera à la détection de la plante indésirable, cela avec le soutien technique de la CAPSA, qui par ailleurs aura le mandat de la formation d’une table de concertation et la tenue de rencontres conjointes d’information entre l’APLSI et la Ville. Une telle rencontre est au calendrier du 19 mai prochain.

Photo : les signataires de l’entente, Marc Rondeau, de l’APLSI, le président de la CAPSA Sylvain Jutras et le maire Daniel Dion.

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