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Carotté : la fusion de deux mondes

Carotté : la fusion de deux mondes

La fusion de deux mondes. Voilà une belle description du groupe portneuvois Carotté, qui a sorti son deuxième album début novembre et qui se produira à Saint-Casimir trois jours avant Noël, dans le cadre d’une tournée qui les mènera un peu partout.

Médé Langlois et son groupe se définissent comme des musiciens de « punk trad ». Le punk en fusion avec le folklore. Fallait le faire.

« J’ai connu les Quêteux au Marché public de Deschambault, raconte Médé qui de son côté jouait du punk rock à Neuville. On a mélangé les deux styles ensemble. On s’est dit pourquoi on fait pas une petite soirée de musique ensemble pour voir ce que ça donne. Quand on a commencé, on s’est vraiment dit « wow », ça marche ! »

L’addition de deux style festifs donne nécessairement un résultat festif. « C’est un peu la musique de M. et Mme Tout le monde dans tous les villages », dit le leader du groupe.

Agriculteur de métier, Médé Langlois dresse un parallèle entre l’agriculture et la musique. « Je produits des légumes anciens », qui peuvent être présentés de bien des façons. « On fait a même chose avec la musique ».

« Dansons donc un quadrille avant de passer au cash », tel est le titre du 2e CD de Carotté. Enregistré en février, il est sorti le 2 novembre.

La tournée du groupe a déjà débuté, avec des spectacles à Sherbrooke et à Québec. « Là on s’en va à Chicoutimi et Alma », annonce M. Langlois. Après, Carotté ira un peu partout au Québec. Le groupe donnera 12 concerts d’ici le 29 décembre.

Plus près de nous, Carotté sera à la Taverne de Saint-Casimir le samedi 22 décembre. Il s’agit d’ailleurs de leur seul spectacle dans Portneuf pendant le temps des Fêtes.

La présence de Carotté aux Francofolies de l’été prochain est confirmée. Par ailleurs, le groupe songe à aller « présenter Carotté à nos français » l’automne prochain mais rien n’est décidé.

« Chant de pot »

« Y’en avait, y’en avait partout dans l’champs, y’en avait dans la montagne, y’en avait partout dans ‘grange ». Le 17 octobre dernier, Carotté a voulu faire référence avec humour à la légalisation de la marijuana par la sortie de cette chanson intitulée « Chant de pot ». Comme cela s’est fait dans le temps, à la fin de la prohibition alors qu’on pouvait entendre des refrains parlant de rhum et de bière. Fallait le faire ça aussi.

Le clip de cette chanson a été vu 600 000 fois en trois semaines et a été partagé 15 000 fois. Leur plus gros hit.

Mais pour Médé, la chanson a aussi un autre sens. Le musicien-agriculteur dénonce une situation où la production du cannabis a été confiée à quelques producteurs. « On aurait pu séparer la tarte en plusieurs centaines de producteurs. Ça aurait été un bon coup de main de donner aux agriculteurs le droit de produire », clame-t-il.

Sa Rickenbaker

On verra donc Médé Langlois avec sa fameuse guitare Rickenbaker au design et au son si particuliers. Il en a deux exemplaires achetés au début des années ’90, alors qu’un ami bluesman de Chicago lui avait fait connaître.

Autour de lui, ses amis musiciens : Étienne Bourré-Denis au violon, Gérald Doré à la batterie, Éric Roberge à la voix, Simon Lavallée à la basse et Manuel Lavallée à la guitare sèche, au banjo et à l’harmonica.

Écoutez les chansons de Carotté sur YouTube. On trouvera leur CD chez tous les disquaires.

 

Photo • Les gars de Carotté : Manuel Lavallée, Étienne Bourré-Denis, Éric Roberge, Simon Lavallée, Gérald Doré et Médé Langlois (Photo par Jessy Fushs)

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