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Jérémie Cassista : passionné et champion des échecs

Jérémie Cassista : passionné et champion des échecs

Gagnant de l’Open d’échecs de Trois-Rivières (OE3R) en mars dernier, deuxième au Championnat ouvert du Canada en juillet dernier à Québec, premier dans sa catégorie au Championnat international d’échecs de Varennes, du 5 au 7 octobre dernier, ce sont là quelques exploits du jeune prodige des échecs Jérémie Cassista.

Un total de 220 joueurs étaient inscrits au tournoi de Varennes, doit 63 dans la même catégorie que Jérémie.

À une époque où on consacre beaucoup de temps à pitonner devant des jeux vidéos, Jérémie Cassista consacre plutôt ses heures à perfectionner sa technique du jeu d’échecs.

À tel point que ce jeune homme de 16 ans de Saint-Raymond, élève de secondaire 5, aimerait en faire une carrière.

« C’est mon père qui m’a montré à jouer quand j’avais 6 ans, j’ai joué mon premier tournoi à 8 ans et ensuite j’ai avancé tranquillement. Mais c’est vers l’âge de 14 ou 15 ans que j’ai beaucoup progressé », précise cet élève qui a dépassé son maître.

Devant la rareté des joueurs de son calibre dans la région, c’est surtout avec les jeux d’échec virtuels et des joueurs d’un peu partout qu’il partage l’échiquier devant son ordinateur. Il consacre facilement deux heures quotidiennement à sa passion des échecs.

« Je vise à faire carrière », dit le jeune homme. « Il a le potentiel », renchérit sa mère Marylène Brideau.


Jérémie Cassista en compagnie de deux grands maîtres canadiens, Bator Sambuev et Anton Kovalyov.

À ce stade, on se doute que Jérémie n’a pas de commanditaire et doit défrayer les coût engendrés par ses déplacements à des tournois. Lui et sa famille choisissent donc les championnats selon quelques grands critères comme la distance, l’intérêt, la disponibilité et les coûts d’hébergement.

Le jeu des échecs est très technique et Jérémie Cassista en connaît les pièges. Il s’agit de créer un plan et de le mettre en action, explique-t-il. Il faut prévoir sept à huit coups à l’avance. En match de finale, on peut même prévoir jusqu’à 15 coups à l’avance.

Il faut aussi avoir de l’endurance, eh oui, car un match d’échec peut durer… plusieurs heures et être très dur physiquement. « Le cerveau te brûle », s’exclame Jérémie.

Toujours vêtu de sa même chemise bleu foncé devenue sa chemise « chanceuse », coiffé de sa casquette qui lui permet de mieux s’isoler lors des tournois, Jérémie Cassista n’en a pas fini de faire avancer reine et roi, tours et fous, cavaliers et pions, en espérant pouvoir ultimement déclarer… « échec et mat ! »

C’est en architecture qu’il veut étudier. On ne sera pas trop surpris d’apprendre qu’il est très fort en mathématiques.

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