Après les ciels bleus de juillet, ceux plus gris d’août ont forcé les responsables de Donnacona Au Rythme du Blues à faire preuve d’ingéniosité. En effet, les soirées de vendredi et samedi n’ont pas été tenues sur l’asphalte de Notre-Dame, tel que prévu, mais à la Maison de la culture Georges-Hébert-Germain.
Bien que l’équipe à qui on doit ce grand festival n’ait pas encore eu le temps d’en dresser le bilan complet, on sait d’ores et déjà qu’il fut l’occasion pour les gens présents de vivre de fort beaux moments. Moins nombreux qu’à l’habitude, en raison de la pluie, ils ont tout de même eu droit à des performances hors de l’ordinaire qu’il a fait bon apprécier parapluie à la main et bonne humeur au cœur.
Questionné à savoir quel a été le moment fort de l’édition 2012, Jean-Michel Dubord, président du Comité du Vieux Donnacona, n’a pu se limiter qu’à un. Dès le jeudi soir, le légendaire Joe Louis Walker a su mettre le feu à la rue Notre-Dame! Le lendemain, le groupe danois ThorbjØrn Risager, qui n’aurait pour rien au monde manqué sa chance de jouer pour une première fois en sol canadien, a bien voulu troquer la scène extérieure pour celle de la Maison Georges-Hébert-Germain.
Si de bien grands noms du blues ont aussi pris part au festival le samedi soir, la présence de Steve Strongman, « l’enfant chéri de Donnacona », tel le qualifie Jean-Michel Dubord, a particulièrement été appréciée. Le public de la région semble effectivement avoir adopté ce guitariste ontarien qui reviendra, nul doute est, fouler les scènes de notre région avant longtemps. Le dimanche venu, Moreland & Arbuckle, véritable coup de cœur de M. Dubord, a présenté un spectacle aux accents plutôt rock. Il n’en fallait pas plus pour que la table soit mise de belle façon pour la charmante Layla Zoe qui, de passage chez nous entre deux séjours en Europe, a livré une solide performance malgré la fatigue. Et que dire de l’ultime « jam session » organisée au Club de golf de Donnacona. La fête s’est poursuivie jusqu’aux petites heures!
Avec son mélange de repères réconfortants et de nouveautés attrayantes, Donnacona Au Rythme du Blues a, une fois de plus, relevé le défi de présenter à un coup plus que modique une belle brochette d’artistes. Ces derniers, a confirmé la coordonnatrice Julie Paquet, ont tous appréciés l’esprit convivial du festival. Reçus à Donnacona de façon fort chaleureuse, ceux et celles pour qui les amateurs de musique se sont déplacés ont donc su goûter aux plaisirs de ce rendez-vous dont la prochaine édition se tiendra du 7 au 11 août 2013.
Ce beau succès, évidemment, les organisateurs souhaitent souligner qu’il n’aurait pas été le même sans la collaboration des nombreux partenaires et bénévoles. Ils tiennent à remercier tout particulièrement l’équipe de Sonorisations Daniel Tanguay sans qui le transfert des spectacles n’aurait pu se faire les soirs de pluie.
En terminant, s’il faut souligner le travail d’un dernier homme, c’est bien celui du grand directeur de la programmation qu’est Yannick Lambert. En faisant débarquer chez nous des artistes au talent inouï, et ce, qu’ils soient bien de chez nous où d’un coin de pays qui se trouve à des milliers de kilomètres du nôtre, il fait le bonheur des spectateurs et ne cesse d’ajouter à la qualité de l’incontournable festival Donnacona Au Rythme du Blues.
Steve Strongman, un habitué du festival, a encore une fois su prouver qu'il sait naviguer avec aisance de la tendre ballade au plus sale des « dirty blues ».
C'est accompagné de The Teardrops que Magic Slim, amabassadeur mondial de la musique blues, a fait vibré la rue Notre-Dame.
Moreland & Arbuckle, un trio de Kansas City, a profité de son passage à Donnacona pour partager ses plus récentes créations avec le public.
À peine était-elle revenue d'un séjour en France que Layla Zoe, chanteuse qui n'en était pas à sa première venue chez nous, a renoué avec ses admirateurs du Québec.