Des couloirs pour sensibiliser les jeunes à la violence amoureuse

Pour une troisième année de suite, près de 250 élèves de la région ont été été invités à emprunter Les couloirs de la violence amoureuse. Les intervenants impliqués dans le retour de cette activité pédagogique qui aborde « les relations amoureuses égalitaires et non violentes chez les adolescents » en ont évidemment profité pour faire de la sensibilisation.

Rencontrée au cœur la semaine où Les couloirs de la violence amoureuse étaient installés à l’École secondaire de Donnacona, Marie-Michelle Poulin, membre du comité organisateur et agente de liaison à la Table de concertation en violence conjugale et familiale de Portneuf, s’est montrée satisfaite de l’accueil réservé par les élèves à cette activité.

La plupart d’entre eux, nous a-t-elle dit, sont en quatrième secondaire. Après avoir eu droit à une activité préparatoire de sensibilisation, en février dernier, c’est dans le cadre de leur cours d’éthique et de culture religieuse qu’ils ont arpenté Les couloirs de la violence amoureuse. De façon interactive et stimulante, les dix-huit stations qui les attendaient les ont plongés dans une relation que vivent un garçon et une fille de leur âge


Rapidement, les heureux débuts du couple qu’on découvre dans les couloirs font place à une relation qui s’envenime. Violence verbale, psychologique, sexuelle et physique sont au menu. Bien qu’amoureuse de son copain, l’adolescente décide de se sortir de l’infernal cycle dans lequel elle est prise en le quittant. Si elle a ensuite droit à des menaces, le jeune homme, lui, se retrouve au tribunal.

Il va sans dire que les conséquences des paroles et gestes du jeune homme font grandement réagir les élèves. Nombreux sont d’ailleurs ceux qui, selon Marie-Michelle Poulin, se sont dits étonnés de la sentence à laquelle il est condamné en fin de parcours. C’est une belle occasion pour les intervenants d’échanger avec les élèves à ce sujet, de leur présenter le cycle de la violence et d’expliquer comment on peut se sortir d’une relation non égalitaire et violente.




De plus, la visite des couloirs a permis à ces mêmes intervenants de parler des ressources d’aide de notre région. Certaines d’entre elles, il est intéressant de le redire, viennent en aide aux victimes de violence. D’autres travaillent avec les personnes qui adoptent des comportements violents et qui souhaitent apprendre à se contrôler.

En cette période où « une banalisation de certaines formes de violence est constatée chez les jeunes » et où « la tolérance et la normalisation de leur utilisation » est en augmentation, comme nous la fait remarquer Marie-Michelle Poulin, on ne peut qu’espérer que Les couloirs de la violence amoureuse soient de retour dans Portneuf l’an prochain.

Photo principale : Le retour des Couloirs de la violence amoureuse a été rendu possible grâce à la collaboration de Marie-Michelle Poulin, de la Table de concertation en violence conjugale et familiale de Portneuf, de Claudia Champagne, du Groupe d’aide aux personnes impulsives (GAPI), de l’agente Boucher, de la Sûreté du Québec, et de Véronique Bélanger, de la maison d’hébergement Mirépi.