Sylvain Roy plaide pour l’accès au territoire

Le porte-parole de l’opposition officielle en matière de forêts, de faune et de parcs était de passage au Roquemont le mercredi 28 mars. Député péquiste de Bonaventure, lui-même adepte de la chasse, Sylvain Roy a livré un plaidoyer en faveur de la démocratisation de l’accès à la forêt.

« Dis-moi comment tu donnes accès à la faune à ta population et je te dirai qui tu es, si tu es démocratique et si tu as le respect de ton environnement », a-t-il déclaré.

Parfois, explique-t-il, les chasseurs sont vus comme des barbares, alors que pour lui les chasseurs sont de grands environnementalistes. « Quand tu places des blocs de sel pour attirer les orignaux, quand tu aménages des frayères pour le saumon ou la truite, tu aménages le territoire afin de permettre aux animaux de bien vivre », soutient le député gaspsien.

Les bons chasseurs respectent l’environnement et contribuent à l’amélioration de l’écosystème et sont considérés comme des acteurs importants dans la protection de notre environnement.

L’orateur invité dénonce « des choses qui vont à contresens », comme l’interdiction de la chasse au caribou dans le nord, l’initerdiction d’utiliser le poisson appât, l’augmentation du coût des permis de chasse et pêche, « comme si on voulait sortir une partie de la population du bois », dit-il.

Il dénonce aussi l’augmentation de coût des baux de villégiature, de l’accès aux rampes de mise à l’eau, et la diminution du nombre d’agents de la faune, passés de 600 en 2004 à environ 380.

«Les agents de la faune sont des régulateurs de comportements dans la forêt ».

Il déplore aussi le fait que la jeunesse n’est plus au rendez-vous, notamment en raison des coûts élevés (comme l’a fait remarquer une personne du public), mais aussi de la sédentarisation des loisirs. « Le territoire faunique est un endroit formidable pour permettre aux jeunes de redécouvrir leurs sens ».

La morale de l’histoire, conclut Sylvain Roy, « les 700 000 pêcheurs et 300 000 chasseurs du Québec méritent qu’on s’occupe d’eux ! »

D’où l’idée qu’il a soumis à son parti de faire la tournée du Québec. « Il doit y avoir des gens qui ont des choses à nous dire, mais qui n’ont pas le réflexe de venir nous voir à Quèbec ».

Des gens qui avaient quelque chose à dire, il y en avait en effet. La période de question a vu plusieurs intervenants poser des question pertinentes sur des sujets comme le contrôle des armes à feu et bien d’autres préoccupations que vivent les utilisateurs et exploitants des territoires de chasse et pêche.

Un premier candidat à l’investiture

Sur place, premier candidat à l’investiture du Parti québécois en vue des prochaines élections, Christian Hébert était en compagnie de la présidente dans Portneuf, Annie Morin.

Celle-ci en a fait la demande à la fin février, mais n’a pas encore eu l’autorisation du parti de lancer les démarches d’investiture dans notre circonscription.

Le fait est que le temps presse. « On ne sait pas si M. Matte va se représenter, mais on voit que Vincent Caron (CAQ) est très présent sur le terrain ».

Agriculteur, apiculteur, maître de chai, Chevalier de l’Ordre national du mérite agricole, Christian Hébert exploite le Domaine Hébert de Deschambault-Grondines.

Photo à la Une : Le député péquiste de Bonaventure Sylvain Roy

christian_hébert

En compagnie de la présidente du PQ dans Portneuf, Annie Morin (à gauche), le candidat à l’investiture Christian Hébert et sa conjointe Karen Morin.