« J’attends un nouveau cœur »

Souffrant d’un grave problème d’insuffisance cardiaque, Serge White, de Saint-Raymond, attend qu’un nouveau cœur lui soit greffé.

Le 29 avril 2016, la vie de Serge White bascule. Alors qu’il se rend à son travail à Québec, il ressent une vive douleur dans la poitrine. « Ça me brûlait, raconte-t-il. J’ai rebroussé chemin ». De retour à son domicile, il s’effondre.

« Depuis, mon cœur ne fonctionne plus qu’à 12 %, explique-t-il. Au repos, j’atteins les 140 pulsations à la minute. » Pourquoi ce problème cardiaque est-il survenu ? Il ne saurait donner de réponse exacte. Cela pourrait être dû à virus contracté lors d’un déplacement en Tunisie. Ce qu’il sait, c’est que la période précédant le 29 avril a été éprouvante, sa conjointe luttant contre un cancer du sein.

Une vie chamboulée

La vie de Serge White n’est plus la même. À 55 ans, il ne peut plus travailler ni faire d’activité physique. « Je m’essouffle très rapidement, mentionne-t-il. Le simple fait de monter un escalier est une épreuve »

Le problème cardiaque a amené son lot de complications, comme du diabète, une hyperthyroïdie ou de l’apnée du sommeil. Chaque jour, Serge doit avaler une vingtaine de médicaments. Il a également perdu ses cheveux et son visage a enflé à cause de la cortisone.

Pour que son cœur conserve le peu de fonctionnalité qui lui reste, il s’impose une discipline de vie très stricte, que ce soit au niveau de l’alimentation ou de la prise de médicaments.

En 2016, il s’est fait implanter un défibrillateur automatique dans le corps, « pour éviter une mort subite », précise-t-il.

L’espoir d’une transplantation

Serge White vit dans l’espoir de se faire greffer un nouveau cœur. Cela lui permettrait d’éviter l’implantation d’un cœur mécanique, qui viendrait alourdir encore un peu plus son quotidien.

« Avec un cœur mécanique, il faudrait que je me promène en permanence avec plusieurs batteries, dont une dans le dos », fait-il savoir.

Pour que son corps puisse accueillir le cœur d’un donneur, il s’est déjà fait opérer d’un œil ainsi que des oreilles et se fera enlever les dents, pour éviter tout risque d’infections. « Il faut que mon corps soit parfait pour accueillir le nouvel organe », souligne-t-il.

Selon lui, cela pourrait être très long mais également survenir du jour au lendemain. Il invite tous les résidents de Portneuf à signer l’autocollant de dons d’organes et à l’apposer au dos de leur carte d’assurance maladie.

Un moral d’acier

« C’est sûr que je vis des moments difficiles, mais j’essaye de garder ma bonne humeur, lance Serge White. Pourquoi est-ce que je passerais mon temps à me morfondre alors que la vie me donne une seconde chance ? »

Il ajoute : « Mes parents adoptifs n’ont pas eu cette chance. Ils sont tous les deux décédés dans la quarantaine de problèmes cardiaques. »

Depuis un an et demi, sa fibre artistique s’est révélée. « Avant, je ne dessinais presque pas, affirme-t-il. Pourtant mon père sculptait et ma mère peignait. »

Il réalise désormais des centaines de dessins. Leur vente l’aide un peu pour faire face aux nombreux coûts qu’entraîne sa condition.

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Dessins réalisés par Serge White.

Les personnes qui voudraient le soutenir peuvent d’ailleurs, en plus d’acheter ses dessins, faire un don à la Fondation de cœur en cœur en mentionnant son nom.

Serge White conclut : « Mon père me répétait que l’attitude crée l’altitude. Quoi qu’il arrive, je conserverai une attitude positive. »


Exposition à Saint-Raymond

Du 11 février au 16 mars, Culture Saint-Raymond présentera dans la verrière du centre multifonctionnel Rolland-Dion une exposition de Serge White. Le vernissage aura lieu le dimanche 11 février à partir de 14 h, en présence de l’artiste. La vente des dessins aidera directement M. White.

Ouverture du lundi au jeudi, de 9 h à 16 h et le vendredi de 9 h à 13 h. Entrée gratuite.