Les groupes de femmes de la région dénoncent les effets de la violence sur la santé des femmes

Aujourd’hui le 6 décembre, c’est la Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes. Pour l’occasion, le Regroupement des groupes de femmes de la région de la Capitale-Nationale (RGF-CN) dénonce la violence que peuvent subir les femmes ainsi que les effets sur leur santé.

Les violences faites aux femmes peuvent se manifester tant dans la sphère privée que dans l’espace public, comme l’a mis en lumière le mot-clef «  #MeToo » (#MoiAussi) cet automne.

La violence revêt également différents aspects. Celle-ci peut être psychologique, physique, sexuelle, économique, obstétricale, symbolique ou institutionnelle.

La problématique de la santé mentale

Dans un rapport intitulé « Se mobiliser pour la santé des femmes de la région de la Capitale-Nationale », publié au mois de septembre par le RGF-CN et la Chaire Claire-Bonenfant, il a notamment été mis en évidence que l’exposition aux différentes formes de violence entraîne, à court, moyen ou long terme, des conséquences sur la santé mentale.

« Les groupes consultés observent un accroissement du nombre de femmes présentant des symptômes associés à divers troubles de la santé mentale, notamment la détresse, l’anxiété et l’épuisement », peut-on lire dans le rapport.

Par ailleurs, il y est indiqué que la concomitance de l’exposition à la violence et de troubles de la santé mentale complexifie l’intervention auprès des femmes, notamment lorsque les intervenantes n’ont pas une formation suffisante en santé mentale.

Pour un soutien accru aux organismes

Le RGF-CN plaide pour un meilleur soutien aux organismes qui interviennent en violence. Il évoque la hausse du nombre de demandes d’aide reçues par ces organismes à la suite de la vague de dénonciations d’agression que vient de connaître le Québec.

Bien que le gouvernement ait annoncé le 8 novembre un fonds d’urgence de 1M$ aux CALACS pour leur permettre d’intervenir rapidement auprès des femmes qui ont vécu des violences à caractère sexuel, le Regroupement estime qu’il faut aller plus loin.

« Les CALACS et les maisons d’hébergement en violence conjugale ont besoin d’un soutien financier récurrent plus important pour répondre aux besoins des femmes victimes de violence », affirme attendre avec impatience le nouveau plan d’action gouvernementale en matière de violence conjugale.