Saint-Raymond : la troisième édition du Souper rose remporte un vif succès

Apogée de « Saint-Raymond ville rose », le Souper rose a réuni plus de 300 personnes cette année, un véritable record. Cette activité, qui en est à sa troisième édition, a pour but de sensibiliser la population au cancer du sein et de soutenir les personnes atteintes et survivantes de la maladie.

Difficile de ne pas le remarquer. Depuis le début du mois d’octobre, Saint-Raymond se pare de son plus beau rose. Plusieurs édifices, comme l’église, affichent cette couleur en guise de solidarité envers les femmes atteintes et survivantes du cancer du sein.

Le fameux Souper rose est l’un des événements les plus importants du mois. Il s’est déroulé vendredi dernier. « La salle est comble ce qui prouve l’implication de la part de notre communauté et j’en suis très fier », a affirmé Daniel Dion, maire de Saint-Raymond.

De son côté, Christiane Huot, l’initiatrice principale de « Saint-Raymond ville rose », s’est également réjouie du nombre impressionnant de personnes participant au souper.

Un témoignage émouvant

Hélène Thiboutot, une survivante du cancer du sein, s’est exprimée avant le repas. « Si toutes les personnes qui ont été touchées de près ou de loin par la maladie me rejoignaient sur la scène, celle-ci serait trop petite », a-t-elle précisé.

Au retour d’un voyage en 2014, Mme Thiboutot a appris qu’elle était atteinte d’une tumeur au lobe supérieur de son poumon gauche. « J’étais heureusement opérable et après plusieurs traitements, j’étais guérie, explique-t-elle. Je me suis dit que mon tour était passé. »

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Christiane Huot offre un bouquet de fleurs à Hélène Thiboutot.

L’année dernière, la résidente de Saint-Raymond passe un dépistage du cancer du sein. Elle raconte : « J’ai vu un numéro s’afficher sur mon téléphone. Je n’avais pas envie de répondre. J’ai finalement décroché et l’on m’a informé que j’avais une masse cancéreuse au niveau du sein. Je ne pouvais pas croire que j’avais un deuxième cancer en si peu de temps. »

Mme Thiboutot affirme qu’il a été très dur de parler de sa maladie à son entourage. Elle apprend par la suite que son traitement allait « seulement » comprendre une radiothérapie. « C’est fou, mais j’ai failli embrasser mon médecin quand il m’a appris cela », fait-elle savoir.

Lors de la soirée, la Raymondoise a indiqué qu’elle ne voyait plus la vie de la même façon. Elle a invité toutes les femmes à se faire dépister, un acte qui lui a sauvé la vie.

Un monde sans cancer du sein

« Nous rêvons tous d’un monde sans cancer du sein », a déclaré devant l’assistance Christiane Huot, qui est notamment animatrice pour le Programme québécois de dépistage du cancer du sein de Portneuf.

Mme Huot a rappelé qu’il était important pour les femmes âgées de 50 à 70 ans de se faire dépister tous les deux ans. Elle a indiqué que grâce à la mammographie, en 20 ans, le taux de mortalité du cancer du sein avait chuté d’au moins 40 %.

Faire un don en ligne

L’événement « Saint-Raymond ville rose » se déroule jusqu’au 31er octobre. En devenant « porteuse de lumière », la Ville s’est engagée dans la campagne de financement de Québec ville en rose.

Avant le souper du 13 octobre, une soirée de quilles organisée le 7 a permis d’amasser plus de 1000 $ pour la cause. Jusqu’à la fin du mois, il est possible de faire un don en se rendant sur le site Web de la Ville de Saint-Raymond. Au moment d’écrire ces lignes, un total de plus de 2000 $ a déjà été recueilli.

Les fonds contribueront à l’amélioration des soins offerts aux femmes traitées au Centre des maladies du sein (CMS) Deschênes-Fabia du CHU de Québec, situé à l’Hôpital du Saint-Sacrement. À noter que les femmes de Saint-Raymond et de Portneuf qui reçoivent un diagnostic de cancer du sein sont traitées au CMS.