La « nouvelle » glace de l’aréna

Depuis le début de la saison, les patineurs, patineuses et hockeyeurs de la région patinent sur une nouvelle glace à l’aréna de Saint-Raymond, plus dure et de meilleure qualité grâce à l’installation du nouveau système de réfrigération. Cette nouvelle infrastructure remplace le système original qui avait été installé lors de la construction de l’aréna, il y a 43 ans.

Les travaux ont débuté le 7 août dernier pour se terminer début septembre comme prévu. Avec les températures chaudes de la fin de l’été et du début de l’automne, « on l’a testé d’aplomb », commentent le surintendant aux bâtiments et conseiller aux nouveaux projets, Daniel Boucher, et le directeur du service des Loisirs Jean Alain. En effet la glace s’est maintenue, ce qui est confirmé par les utilisateurs de l’aréna.

La vétusté de l’ancien système lui avait fait perdre près de 20 % de sa capacité de 1975 (80 tonnes originalement à 65 tonnes en fin de vie), et en outre, le nouveau système est plus puissant, soit 100 tonnes.

Auparavant, les longues heures successives des sports pratiqués à l’aréna causaient une dégradation de la qualité de la glace à mesure que la journée avançait. Ce problème est désormais résolu.

Par ailleurs, Jean Alain souligne « qu’on a été chanceux » que l’ancien système de nous lâche pas. La durée de vie d’un système de réfrigération est de 25 à 30 ans.

Le nouveau système rencontre amplement les nouvelles normes environnementales qui seront en vigueur en 2020, et qui interdiront l’utilisation des gaz R-12 et R-22. La nouvelle installation de la compagnie américaine également implantée au Canada, Trane, fonctionne au gaz HFO, un réfrigérant qui n’affecte pas la couche d’ozone, notamment.

D’autres options étaient disponibles, soit des systèmes au CO2 ou à l’ammoniac. Cette dernière option aurait représenté un danger car s’il y avait eu fuite, il aurait fallu procéder à une évacuation dans un rayon de 500 mètres.

Alors qu’il fallait deux jours et la venue d’un frigoriste pour partir et arrêter le système en début et fin de saison, il suffit désormais d’appuyer sur un bouton du panneau de contrôle pour que le tout se mette en marche. Tout les contrôles, température, etc., sont gérés par informatique.

« On n’est pas des cobayes », tient à préciser Jean Alain, assurant que le système Trane a fait ses preuves dans de nombreux arénas en Europe, aux États-Unis, et dans la région de Québec, l’aréna de Lévis notamment.

Le coût global, ce qui parallèlement incluait le remplacement du système d’eau chaude, a été de 1,3 M. Si l’on soustrait le montant de la subvention de plus de 300 000 $ du gouvernement du Québec, la Ville s’en tire pour moins de un million. Un coût très acceptable si l’on considère qu’il y a quelques années, cette opération était évaluée à plus de 2 M$. Après avoir suspendu son programme de subvention pendant quelques années, Québec l’a réinstauré à un moment où de nouveaux produits permettaient le changement de système pour la moitié du coût originalement prévu.

                           nouvelle_glace1Le directeur du service des Loisirs Jean Alain et le surintendant aux bâtiments et conseiller aux nouveaux projets, Daniel Boucher devant le panneau de contrôle du nouveau système