Le lac Alain, un petit coin de paradis au riche passé

Situé au nord de Saint-Raymond, le lac Alain possède un riche passé, ponctué de savoureuses anecdotes. Fiers de leur petit coin de paradis, plusieurs résidents ont investi beaucoup de leur temps afin de sortir un recueil historique, qui a été dévoilé le 6 août.

Lucie Moisan contient son émotion. Il s’agit seulement de la deuxième fois qu’elle revient sur les anciennes terres de son père, au début du chemin du Lac-Alain Est, où se déroule dans un petit hangar le dévoilement du livre.

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Le lancement du livre a eu lieu dans un petit hangar, situé au début du chemin du Lac-Alain Est.

« Je ne pouvais manquer ça pour rien au monde, confie-t-elle. J’ai passé toute ma jeunesse au lac Alain. »

Mme Moisan ajoute : « C’est un lac qui a toujours été très développé, plus que le lac Sept-Îles, déjà à l’époque. Il est calme et propre, les bateaux à moteur y sont interdits depuis longtemps. Il est également profond, je me souviens que l’on y pêchait de gros poissons, comme des barbottes. »

À l’intérieur du hangar, Lise Bégin-Langlois peine également à cacher son émotion. Après 14 années passées au sein de l’Association des propriétaires du Lac Alain, elle vient de tirer sa révérence, au terme d’une assemblée annuelle.

La bénévole termine en beauté son exceptionnelle implication, en dévoilant l’ouvrage intitulé Quelques pages d’histoire au Lac Alain, de 1836 à 2017. En fait de quelques pages, le livre en compte 310. Un travail colossal.

Un travail de plusieurs années

Depuis 2011, Mme Bégin-Langlois rédige des pages historiques qu’elle publie dans Les Échos du lac Alain, le journal des résidents. « À terme, je rêvais de compiler les différentes pages pour en faire un recueil historique », raconte la bénévole. De son côté, Céline Pouliot entame en 2013 la rédaction d’un document sur l’histoire des résidences du lac.

En 2014, les deux femmes décident de fusionner leurs projets respectifs, afin d’offrir aux résidents un ouvrage le plus complet et le plus intéressant possible.

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Lise Bégin-Langlois et Céline Pouliot, les auteures du livre.

En 2016, Bruno Gilbert et Serge Langlois apportent respectivement leur expertise sur le registre foncier et sur la mise en page du contenu. « On était un peu comme les Trois mousquetaires, qui sont toujours quatre », plaisante Mme-Bégin-Langlois.

La mémoire collective du lac

Pour les auteures du livre, l’objectif était de recueillir et de conserver histoires, anecdotes et photos, notamment des débuts de la petite communauté du lac Alain, « avant que les mémoires ne s’effacent ».

Lise Bégin-Langlois explique : « On voulait offrir un cadeau souvenir aux résidents du lac, aussi bien pour les anciens que pour les nouveaux. On désirait également rendre un hommage particulier aux pionniers et aux pionnières qui ont favorisé le développement harmonieux de notre coin de paradis. »

L’ouvrage se divise en deux parties. La première partie se concentre sur les événements et anecdotes portant sur les gens qui ont vécu au lac Alain depuis 1843. Il y est également question de l’Association des résidents, fondée en 1973, ainsi que des efforts entrepris pour sauvegarder l’environnement. La seconde partie présente des photos de chacune des résidences, avec diverses informations.

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Lise Bégin-Langlois, lors de la présentation du livre.

Les 100 exemplaires du livre, produit par les Impressions Borgia à Saint-Raymond, se sont rapidement vendus. « Les gens ne s’attendaient pas à avoir un document d’une aussi grande qualité, il y a vraiment eu un effet boule de neige », affirme Mme Bégin-Langlois.

De nombreuses anecdotes

Quelques pages d’histoire au Lac Alain contient de nombreuses anecdotes. On apprend ainsi qu’au début des années 1980, un hiver avec peu de neige permet aux résidents de rouler en auto sur le lac.

Dans les années 1960-1970, de légendaires épluchettes de blé d’Inde chez un résident du lac attirent de très nombreuses personnes. L’événement est même commandité par une marque de bière. Au cours des partys, les toilettes se bouchent régulièrement, ce qui oblige les propriétaires à investir dans des toilettes chimiques.

Le 6 août, dans le hangar, résidents actuels et anciens ont pu échanger sur ces nombreuses petites histoires qui ont rythmé la vie du lac. Un diaporama était également présenté. Ceux qui avaient réservé leur livre sont repartis avec un petit trésor sous le bras ou, comme l’a mentionné Lucie Moisan, « de l’or en barre ».