Deux Portneuvois à l’École de la chanson

Les deux ont un parcours bien différent, mais ont le même but, faire de la chanson. Faire « leurs » chansons. C’est pourquoi Karolan, une jeune artiste bien connue à Saint-Raymond, et Sylvain Papillon Gignac, un graphiste de Donnacona qui a fait le saut en chanson, se sont inscrits à l’École nationale de la chanson de Granby où ils terminent très bientôt leur formation de 10 mois.

Cette session débutée en août dernier connaîtra son ultime étape les 7 et 8 juin, alors que les 16 finissants de la cohorte 2016-2017 présenteront le fruit de leurs efforts dans le cadre de cette formation. L’éclaté Philippe Brach, révélation de l’année à l’ADISQ 2015, y sera en tant qu’invité.

Un mot sur cette école, qui existe depuis 18 ans, et qui se concentre essentiellement à la formation d’auteurs-compositeurs-interprètes d’expression française. Les artistes étudiants y ont droit à une formation avec attestation d’études collégiales du Cégep de Granby. « À une époque où l’industrie musicale est en pleine mutation, ces artistes viennent y acquérir des outils essentiels au développement de leur carrière dans différentes disciplines », peut-on lire sur le site web de l’école.

Revenons à nos deux artistes. Karolan (Boily) chante depuis toujours. De fait, elle a appris à chanter avant d’apprendre à lire. « Je passais mon temps à chanter dans les oreilles de mes parents, explique-t-elle, et ils ont décidé de m’inscrire à des cours de chant à l’âge de quatre ans ! ».

Karolan a toujours chanté, mais c’est au secondaire qu’elle a commencé à se démarquer, participant au Gala Louis-Jobin, de même qu’à des spectacles culturels et bénéfice à Saint-Raymond. L’idée d’écrire des chansons lui vient vers la fin du secondaire, après quoi elle s’inscrit au programme musique et chanson du cégep Marie-Victorin de Montréal.

« Je veux trouver mon compte dans l’industrie musicale, et me concentrer sur mes choses à moi », dit-elle. Son passage à l’École nationale de la chanson lui aura permis de peaufiner son art et de trouver son identité en tant qu’artiste. « Après, je me consacre à ça entièrement ».

De son côté, Sylvain Papillon Gignac a toujours eu un goût pour les arts, la musique, le dessin. « Je viens d’une famille qui, du côté de ma mère, est très artistique », révèle-t-il, avec des oncles qui jouent de la guitare, du violon, et même un oncle qui fabrique des instruments.

Autodidacte comme les autres musiciens de la famille, il grattait la guitare et jouait du piano quand il allait chez sa grand-mère.

C’est pourtant ses talents en dessin qui guideront d’abord sa carrière. Aujourd’hui âgé de 37 ans, Sylvain a pratiqué le métier de graphiste pendant près de 20 ans tout en faisant de la musique à côté. « Les gens me disaient, tu chantes bien, pourquoi tu te lance pas là-dedans ? ».

« Il y a 3-4 ans, j’ai essayé d’écrire une tune, puis une 2e, puis une 3e », raconte-t-il. À sa grande surprise, ses « trucs » ont plu alors qu’il les présentait, notamment au festival de Granby.  Cela même s’il n’avait pas de « background » en chanson. Lui-aussi à appris à se définir et à apprendre « c’est quoi la chanson ». Et dans son cas, il a eu l’occasion de faire une première vraie scène à vie dans le cadre de sa formation.

Leur style ? Voilà la grande question, pas facile à répondre. Il y a tant de choix de catégories de nos jours, disent-ils. Sylvain se définit comme auteur de chanson « pop rêveuse », au style aérien et aux paroles imagées. Karolan travaille l’ambiance, dans un univers planant et un peu mystérieux.

Portneuf est donc sur la carte musicale avec ces deux créateurs, l’une de Saint-Raymond, l’autre du quartier Les Écureuils (il en est fier et il y tient !) de Donnacona.

Écoutez les chansons qu’il et elle ont créé dans le cadre de leur formation à l’École nationale de la chanson de Granby.

Les amants pyromanes • Karolan

Enfants sauvages • Sylvain Papillon Gignac

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Sylvain Papillon Gignac et Karolan

Météo Portneuf