Lac Sept-Îles : un projet pilote pour une navigation plus sécuritaire et respectueuse de l’environnement

C’est la semaine nord-américaine de la sécurité nautique (20 au 26 mai) et l’occasion était belle ce matin pour procéder au lancement d’un projet pilote de prévention et de sensibilisation sur le lac Sept-Îles.

Dès la mi-juin, un étudiant sera à pied d’oeuvre afin de prodiguer des conseils aux plansanciers, avec objectif ultime d’une navigation plus sécuritaire et respectueuse de l’environnement.

En poste du jeudi au dimanche, Philippe Carrière aura la tâche de procéder à des « vérifications de courtoisie » sur la conformité des embarcations, notamment quant à leurs équipements de sécurité. Il ne pourra évidemment pas vérifier chacune des 600 et plus embarcations à moteur du lac, mais pour chacune d’entre elles qu’il vérifiera et qui sera jugée conforme, une vignette à accoler sur le bateau sera émise et en attestera.

Autre mesure mise de l’avant, l’installation d’une vingtaine de bouées qui délimiteront et informeront sur les zones sensibles. Encore là il ne s’agit pas d’une mesure coercitive, mais les plaisanciers seront invités à respecter ces zones bien identifiées. On parle donc ici de sensibilisation dans le but d’améliorer les habitudes de conduite nautique.

Ce balisage n’a pas, non plus, comme objectif de forcer la réduction de la vitesse, mais essentiellement de protéger les zones sensibles, parce que peu profondes, ou encore, comme dans le cas du Camp Portneuf, en raison de la présence d’enfants à proximité.

Présente à la conférence de presse qui se tenait au Club nautique, Sophie Noël, gestionnaire au bureau de la sécurité nautique, a indiqué que Saint-Raymond faisait figure de précurseur, puisque ce programme est habituellement appliqué sur les plus grands cours et plans d’eau. « On pourra citer le lac Sept-Îles en exemple », a-t-elle dit.

Quant au maire Daniel Dion, il a rappelé la genèse de ce projet à Saint-Raymond, alors que la Ville avait rencontré Transports Canada l’automne dernier, qui l’a alors informée sur le programme de vérification de courtoisie. « En partenariat, déclare M. Dion, nous pourront rejoindre un bon nombre de propriétaires de bateaux ».

À plus longue échéance, Daniel Dion, à l’instar de l’Union des municipalités du Québec, demande plus de pouvoir pour les municipalités dans un dossier qui pour le moment, dépend essentiellement du gouvernement canadien. Un tel pouvoir pourrait notamment permettre de réglementer sur la vitesse des embarcations. Selon une étude, 85 % des gens du lac seraient favorables à une  telle réglementation.

En tout début de conférence de presse, la présidente de l’Association des propriétaires du lac Sept-Îles (APLSI), Claire Lessard, a évoqué son arrivée au lac il y a cinquante ans, alors qu’un chemin non asphalté ne faisait même pas le tour du lac et que toutes les constructions étaient des chalets.

« Aujourd’hui, les chalets sont remplacés par des résidences de plus en plus grosses, avec ce que ça entraîne comme occupation de l’espace. Alors qu’on avait l’habitude de voir des voiliers et des planches à voile sur le lac, là on voit de plus en plus d’immenses wakeboards, ce qui cause des vagues de plus en plus grosses », dit-elle.

« Aujourd’hui, poursuit-elle, si on veut naviguer à la voile un beau samedi de juillet, vous allez rapidement constater que vous êtes potentiellement en danger ».

On a donc besoin de tous se mobiliser, dit-elle, et le projet pilote de la Ville en partenariat avec Transports Canada et l’APLSI va dans ce sens.

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Nathalie Boivin et Sophie Noël, toutes deux du Bureau de la sécurité nautique, sont entourées du maire Daniel Dion, de la présidente de l’APLSI Claire Lessard et du d.g. de la Ville François Dumont.