Plus de 42 000 $ pour le zumbathon de Mirépi

Au lendemain du sixième zumbathon de Mirépi, les comptes étaient faits : près d’une centaine de personnes y ont pris part et pas moins de 42 200 $ ont alors été récoltés. C’est donc un appréciable pas qui a ainsi été fait vers la construction de la maison de deuxième étape dont souhaite se doter cet organisme qui offre un hébergement confidentiel et sécuritaire aux femmes victimes de violence conjugale ou en difficulté et à leurs enfants.

Au cours des quatre dernières années, sachez que cette importante activité de financement a toujours été tenue au profit de la maison de deuxième étape que veut faire construire Mirépi. Il faut savoir qu’à un mois de la fin de l’année financière de ce lieu d’hébergement qui vient en aide à des femmes provenant de toute la région de Portneuf, le taux d’occupation s’élève déjà à 94 %. C’est sans compter que la directrice générale Martine Labrie et son équipe ont eu à refuser quarante-cinq demandes d’hébergement jusqu’à maintenant. Si la tendance se maintient, a-t-on appris, ce nombre devrait grimper à près de soixante d’ici la fin mars. L’an dernier, rappelons que cinquante-sept demandes d’hébergement ont été refusées par Mirépi et que son taux d’occupation a été de 100 %.

Pour Martine Labrie, ces statistiques parlent d’elles-mêmes et confirment le caractère essentiel d’une maison de deuxième étape pour Mirépi. Grâce aux six appartements qui s’y trouveront et qui seront consacrés à l’hébergement à long terme, il faut comprendre que l’organisme serait en mesure de désengorger les dix-sept lits sur lesquels il compte actuellement pour accueillir les femmes et les enfants qui ont recours à ses services. Ajoutons que pour Mme Labrie, cette nouvelle maison permettrait de « briser le cercle vicieux de l’itinérance » qui guette malheureusement bien des victimes de violence conjugale.

Toujours au sujet de la maison de deuxième étape, il est estimé que sa construction demandera de 700 000 $ et 800 000 $. Grâce au zumbathon, environ 155 000 $ ont été amassés pour ce projet. Sous peu, Mirépi présentera une demande de subvention au programme AccèsLogis pour faire gonfler cette somme. Mme Labrie espère aussi bénéficier du programme d’amélioration des maisons d’hébergement pour compléter divers travaux dans les installations actuelles. Si tout se déroule bien, Mirépi espère que la construction de la maison de deuxième étape débutera au printemps 2018. Les prochaines éditions du zumbathon, nous a-t-on dit, permettront d’amasser des fonds pour le « roulement » de la maison. Martine Labrie espère également que Mirépi recevra une aide plus importante du programme de soutien aux organismes communautaires, car pour l’instant, le gouvernement provincial ne lui offre du financement que pour une dizaine de places.

À l’instar de de Martine Labrie, soulignons que la présidente d’honneur Josée Leclerc, de chez Bédard Guilbault, affichait un large sourire alors que le sixième zumbathon battait son plein. Il faut savoir que déjà à ce moment, il était connu que l’objectif de récolter 35 000 $ avait été dépassé. L’an prochain, elles ont dévoilé que le zumbathon se déroulera le 24 février, et ce, toujours au Centre multifonctionnel Rolland-Dion.

Pour leur générosité, soulignons finalement que Martine Labrie tient à remercier les membres du conseil d’administration et le personnel de Mirépi, les participantes et les donateurs, Bédard Guilbault et tous les commanditaires de même que l’artiste peintre Gisèle Boulianne. Cette dernière a offert une toile pour le tirage annuel du zumbathon. Jocelyne Garneau a eu la chance de la gagner. Visitez le www.mirepi.com pour plus de détails sur les services offerts par Mirépi.

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Martine Labrie, directrice générale de Mirépi, est entourée de l’artiste peintre Gisèle Boulianne et de la présidente d’honneur Josée Leclerc, de chez Bédard Guilbault. (Photo : Yanika Côte)

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Le sixième zumbathon de Mirépi a attiré une centaine de participantes.