Agnès Riverin accroche une fleur à la boutonnière de la Maison Plamondon

Pour Normand Génois, président de la Fondation Plamondon, l’œuvre d’art qui vient d’être installée sur le mur avant de la Maison Plamondon en complète bien l’histoire. « C’est comme une fleur à la boutonnière de la Maison », a-t-il d’ailleurs dit au sujet d’« Une île où tu cueilles des mots », lors de son inauguration.

Créée dans le cadre de la Politique d’intégration des arts à l’architecture et à l’environnement, cette œuvre signée Agnès Riverin est à la fois sobre et simple. Il est en ainsi, a expliqué cette talentueuse artiste raymondoise, car elle trouvait important que le fruit de son travail soit en symbiose avec la Maison Plamondon. Entre autres choses, les passants remarqueront que la forme ronde de sa création se veut un clin d’œil à l’œil-de-bœuf qui brille au faîte de la façade.

Ceux qui connaissent Mme Riverin remarqueront qu’en plus de s’intégrer joliment à la Maison Plamondon, « Une île où tu cueilles des mots » s’intègre dans sa production personnelle. En effet, à l’instar de celles qui forment la suite Planisphère, cette œuvre nous renvoie, à la manière d’un cherche-étoiles, au ciel qui se trouvait au-dessus de nos têtes le jour où elle a débuté ce projet. Ajoutons que des photos prises par l’artiste dans la Maison Plamondon, il y a quelques années, font aussi la richesse du cercle de verre trempé sur lequel l’œuvre numérique qu’elle a réalisée a pris forme.

Les curieux qui prendront le temps d’apprécier le bijou nouvellement accroché au 448 de la rue Saint-Joseph découvriront qu’une parcelle de partition et des cordes de violon immortalisées par Agnès Riverin y occupent une place de choix. Elles font référence à l’organiste et à l’enseignante reconnue qu’était Augustine Plamondon. Alors qu’une boussole se trouve au cœur de l’œuvre et qu’elle se veut un hommage à l’explorateur et arpenteur Joseph Bureau, on peut s’imaginer que le poème qui y a été intégré par l’artiste fait référence au célèbre parolier qu’est Luc Plamondon.

Pour ceux qui l’ignorent, précisons que la Maison Plamondon a été construite en 1908 par Joseph Bureau et qu’elle a été habitée pendant plus de quatre-vingt-dix ans par sa petite-fille Augustine Plamondon. C’est grâce à elle, lit-on sur le site Web de la Maison, que cette demeure est devenue le cœur de la vie culturelle de Saint-Raymond et que plusieurs artistes y ont découvert leur voie. Luc Plamondon est du lot.

Malgré le défi que cela représentait d’un point de vue financier et technique, sachez qu’Agnès Riverin a accepté de faire une œuvre pour la Maison Plamondon puisqu’elle avait déjà investi une partie de son cœur dans ce projet. Il faut savoir qu’elle a siégé au conseil d’administration de la Fondation Plamondon pendant trois ans. Pour sa part, Normand Génois s’est montré heureux que ce soit une artiste de Saint-Raymond qui ait été approchée, car depuis sa création, la Fondation Plamondon a toujours dit souhaiter que la Maison Plamondon regagne ses lettres de noblesse grâce au talent et au travail des Raymondois. On retiendra que c’est avec ravissement que M. Génois a observé qu’on retrouve « toute la Maison » dans l’œuvre « pensée, intelligente et intégrée » de Mme Riverin.

Toujours à l’occasion du dévoilement de l’œuvre, mentionnons que François Dumont, directeur général de la Ville de Saint-Raymond, a salué le fait qu’elle allie à la fois l’art et le patrimoine. Quant au conseiller municipal Étienne Beaumont, il a profité de cette occasion pour rappeler que la Ville est très heureuse de pouvoir compter sur la Maison Plamondon. Selon lui,  elle contribue au rayonnement de la culture et du patrimoine et constitue « vraiment un plus pour la communauté et les touristes ».

Alors qu’« Une île où tu cueilles des mots » faisait l’objet d’une belle célébration, il a été dévoilé que c’est à la fin du mois de mai 2017 qu’une exposition de haut calibre sera inaugurée à la Maison Plamondon. Elle prendra la forme d’un parcours historique axé sur les trois personnages que sont Joseph Bureau, Augustine Plamondon et Luc Plamondon. Au cours de l’été, il faut ajouter à cela qu’un parcours d’interprétation numérique et circulaire sera développé dans le four à charbon qui a été construit derrière la Maison. Un atelier d’écriture de chansons animé par Luc Plamondon et une journée de poésie seront également au programme de la prochaine saison chaude.

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Pour Normand Génois, président de la Fondation Plamondon, l’œuvre d’Agnès Riverin « est comme une fleur à la boutonnière de la Maison ».

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Ciel étoilé, notes de musique, nuages, rivière et poésie sont au cœur de l’œuvre qui a été réalisée pour la Maison Plamondon, dans le cadre de la Politique d’intégration des arts à l’architecture et à l’environnement.

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Détail d’« Une île où tu cueilles des mots »

Météo Portneuf