Inondations à Saint-Raymond : estacade flottante et plus d’argent pour la recherche

Le 14 avril 2014, une centaine de résidences, des commerces, l’hôtel de ville, la caserne des pompiers et la résidence L’Estacade étaient touchés par la montée rapide des eaux alors qu’une seconde inondation par embâcle en deux ans frappait Saint-Raymond.

Au lendemain de cette catastrophe « naturelle » qui a causé des millions de dollars de dégât et des inconvénients inestimables, un comité citoyen était formé et unissait ses forces à celles de la Ville afin de s’attaquer une fois pour toutes à ce problème récurrent.

Depuis, beaucoup d’argent a été investi pour des études. Comme le remarquait le maire Daniel Dion lors de la conférence de presse du 14 décembre dernier, des études existent sur les inondatios en eaux libres, mais aucune sur les inondations par embâcle.

De son côté, le ministère de la Sécurité publique versait beaucoup d’argent en indeminités après chacune de ces inondations. Aussi bien investir dans la prévention et travailler à une solution au problème.

Mercredi dernier donc, un an après avoir annoncé un montant de 250 000 $, le ministère, par la voix du député Michel Matte, octoyait 367 000 $ de plus pour soutenir les études et réalisations en cours.

Si l’on ajoute un 50 000 $ octroyé en 2014-2015 et l’aide ministérielle apportée au financement des travaux annuels de la pelle flottante (grenouille), c’est donc près de 800 000 $ que Québec a donné afin d’aider Saint-Raymond dans sa lutte aux inondations et à l’accumulation de frasil qui en est la principale cause.

Ce sont les chercheurs et étudiants de l’Université Laval dirigés par Brian Morse et Benoît Turcotte qui ont été mandatés pour mener l’étude. Des solutions commencent à se mettre en place depuis un moment.

Le dernier geste posé remonte au 9 décembre dernier, alors qu’une estacade flottante était installée à 20 kilomètres du centre-ville dans le rang Saint-Mathias sur des terres appartenant à Scierie Dion, que le maire a tenu à remercier.

L’estacade se forme d’un câble flottant (grâce à des ballons), et ancrés sur les rives, notamment par des roches. Afin d’agir comme un peigne capable de stopper la sloche et créer un couvert de glace à cet endroit, un long filet formé de sapins a été adjoint à l’ouvrage.

Il faudra en évaluer l’efficacité à l’usage, mais il semble qu’à date, l’estacade flottante a bien joué son rôle, puisque la glace est gelée sur 150 mètres. Selon le chercheur Benoît Turcotte, une fois les glaces prises à cet endroit, elles n’exercent plus aucune pression sur le câble flottant.

Seuil rocheux,  gestion du nouveau d’eau, travaux à l’estacade fixe, apport d’eau chaude dans la rivière sont autant de mesures à être expérimentées afin de diminuer le frasil au centre-ville.

Parallèlement, l’usine Prométal de Portneuf a été mandatée afin de créer un appareil qu’on décrit comme une sorte de rouleau compresseur, qui serait toujours disponible sur place et qui pourrait briser le couvert de glace de façon préventive.

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Lors de la conférence de presse : la maire Daniel Dion, Carole Lépine, du  comité inondation, le chercheur de l’Université Laval Benoît Turcotte et le député Michel Matte
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L’estacade flottante
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L’ancrage de l’estacade flottante
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Le long fil de sapins avant l’installation de l’ouvrage