Des « femmes d’avenir » se rencontrent à Saint-Casimir

Lors de la quatorzième édition de « Femmes en réseaux, femmes d’avenir », la Société d’aide au développement de la collectivité (SADC) de Portneuf a accueilli une soixantaine d’entrepreneures à Saint-Casimir. Plus précisément, c’est à l’Auberge du Couvent que ces dernières ont eu la chance d’être reçues à l’occasion de cette journée des plus enrichissantes.

Entre autres moments forts, le traditionnel rendez-vous automnal de la SADC a vu trois entrepreneures-vedettes livrer des témoignages inspirants. Tout d’abord, la thérapeute en réadaptation physique et massothérapeute Valérie Julien a prouvé aux participantes que la persévérance et l’audace sont d’importants alliés. Si elle est arrivée à faire l’acquisition de la Clinique de physiothérapie Saint-Marc-des-Carrières, en 2010, il faut savoir que c’est après avoir rêvé de se lancer en affaires pendant dix ans. En trouvant en la physiothérapeute d’expérience Julie Pelletier l’associée tant espérée, sachez qu’elle a rapidement doublé la clientèle et le chiffre d’affaires de son entreprise. Ensuite, a-t-elle avoué, c’est en sortant de sa zone de confort qu’elle a su donner un élan enviable à ses affaires, et ce, en ouvrant une nouvelle clinique à Donnacona. C’est sans compter qu’elle a participé à la création d’Axo Physio, une bannière qui regroupe maintenant dix cliniques de physiothérapie et qui engage cent vingt employés. « Je ne changerais ma vie pour rien au monde », a conclu celle qui avoue tout de même avoir travaillé d’arrache-pied pour en être où elle est aujourd’hui.

Quant à Sophie Denis, copropriétaire de la quincaillerie Jean Denis Home Hardware, elle a profité de cette occasion pour dévoiler les grands pans de son parcours professionnel. Après avoir travaillé pour différentes banques, cette femme d’affaires dans l’âme a eu à relever un défi de taille, soit celui d’assurer la relève de la quincaillerie familiale. Elle ne se voyait pas travailler dans ce domaine, mais ne pouvant pas se résoudre à l’idée de laisser aller l’entreprise entre d’autres mains que celles d’une quatrième génération de Denis, elle a osé en reprendre les rênes avec son conjoint et l’aide de l’équipe en place. En osant également déménager « Jean Denis » dans les anciens locaux du Provigo de Saint-Raymond, soulignons qu’elle en a doublé la surface et le chiffre d’affaires. Aujourd’hui, elle se dit notamment fière du chemin parcouru et de l’ambiance familiale que ressent quiconque met les pieds dans sa quincaillerie. Leadership, confiance, respect de ses valeurs et équilibre sont autant de choses qui ont favorisé sa réussite.

Enfin, l’avocate et médiatrice Denise Moreault a conclu les présentations en parlant des obstacles qui ont modelé son chemin. En tant qu’amoureuse de l’environnement et de la famille, mentionnons d’emblée qu’elle a eu à conjuguer études, travail et vie familiale dès le début sa carrière. Sa détermination aidant, elle a mis sur pied L’Enseigne Fleurie dans les années 1990 et a alors eu des serres à Saint-Basile. Cela lui permettait de rester près de ses enfants. Malheureusement pour elle, la hausse importante du prix du pétrole qui a frappé, au début des années 2000, lui a enlevé toute compétitivité. Considérant ses aptitudes et ses intérêts, son conjoint lui a alors demandé pourquoi elle ne profiterait pas de ce point tournant pour devenir avocate. Ses quatre enfants étant devenus grands, elle n’a fait ni une, ni deux et a complété quatre ans d’université et un an de barreau avant d’être assermentée, en 2010. Depuis, les entreprises en économie sociale, les OBNL, les coopératives et les PME forment la clientèle de celle qui a su réaliser ses rêves en faisant preuve d’écoute et d’ouverture.

Toujours dans le cadre de « Femmes en réseaux, femmes d’avenir », il faut souligner que les participantes ont assisté à des ateliers portant sur la publicité, la gestion du temps et des priorités de même que les différentes personnalités. Ces derniers ont respectivement été animés par Marie-Élise Joosten, Josée Dorval et Michel Rouillard. À cela, il faut ajouter que les intéressées ont eu droit, grâce à la collaboration de Nancy Grégoire, à de courtes cliniques ayant trait à la relève d’entreprise.

Finalement, après un repas apprécié de toutes, on retiendra que Marc Gervais est venu mettre la cerise sur le sundae de cette journée en livrant une conférence qui a certainement motivé les invitées de la SADC à se dépasser encore davantage.

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Sur les soixante entrepreneures qu’a réunies « Femmes en réseaux, femmes d’avenir », plus de vingt y participaient pour la toute première fois.

Météo Portneuf