Un Rendez-vous de l’eau sous le signe de l’action

À l’occasion du septième Rendez-vous de l’eau, un événement biannuel qu’organise la CAPSA dans le but de réunir les membres de sa Table de concertation et l’ensemble des acteurs de l’eau des bassins versants qu’elle couvre, force est d’admettre que c’est sous le signe de l’action que les participants ont échangé et travaillé.

Tenu au Centre multifonctionnel Rolland-Dion, ce Rendez-vous de l’eau a été lancé en après-midi avec deux activités. D’un côté, des intéressés ont mis l’épaule à la roue du reboisement de l’ancien site d’enfouissement de Saint-Raymond qui a été fait sous le thème « Sous mes pieds, une eau de qualité ». Ce reboisement, a indiqué Marc-André Demers, coordonnateur à la gestion intégrée de l’eau, est motivé par le Plan directeur de la CAPSA et a pour but de réduire les risques de contamination de la source d’eau potable souterraine qui se trouve à proximité. Grâce à la collaboration d’Alcoa, d’American Forests, de la Régie régionale de gestion des matières résiduelles de Portneuf et de la Ville de Saint-Raymond, ce projet a pour objectif la plantation de dix mille arbres et cinq mille boutures. Il importe ici de préciser que la qualité de l’eau de la source en question est excellente et que le reboisement se veut une action préventive.

Toujours en après-midi, des participants ont discuté du développement récréotouristique de la rivière Sainte-Anne. Il faut savoir que ce plan d’eau « est reconnu comme territoire d’intérêt naturel et esthétique à l’échelle régionale », mais que « l’usage qui en est fait ne semble pas être optimal ». Considérant que de plus en plus de gens pratiquent des activités de plein air, nombre d’acteurs de ce domaine ont été invités à échanger sur la stratégie qu’il faut adopter pour assurer le développement durable des « potentiels » de la Sainte-Anne.

Parlant de cette rivière qui traverse Saint-Raymond d’est en ouest, soulignons qu’elle a fait l’objet d’une allocution lors du point de presse qui a été tenu en milieu de journée. En effet, le maire Daniel Dion a profité de cette occasion pour indiquer qu’elle est « au cœur du conseil de ville » depuis l’inondation d’avril 2014. Dans la foulée ce triste événement, a-t-il dit, le Comité Rivière a vu le jour et un « bouquet de solutions » ont été examinées. Entre autres, il est prévu que des forages soient faits afin d’injecter de l’eau de la nappe phréatique dans la rivière (cela aura pour effet de faire fondre le frasil qui cause les inondations), qu’une estacade flottante soit installée à une vingtaine de kilomètres en amont du village et qu’un seuil enroché y soit également aménagé. Nombre d’études sont toujours en cours, et ce, afin que les risques d’inondation et leurs conséquences diminuent. Rappelons que de quatre cents à cinq cents résidences se trouvent en zone inondable à Saint-Raymond.

Dans le cadre du septième Rendez-vous de l’eau, il faut également souligner que les invités de la CAPSA ont fait d’importants travaux. En soirée, sachez que le Comité Eau potable a eu à « évaluer les menaces associées aux activités anthropiques et aux événements potentiels préalablement inventoriés » et que le Comité Lacs a planché sur la stratégie à adopter pour que la mobilisation et la responsabilisation de tous les acteurs concernés par les Journées conférences des lacs soient assurées. Alors que les membres du Conseil de bassin versant du lac Sergent se sont réunis dans la foulée des rencontres exploratoires qui se sont déroulées lors des Rendez-vous de l’eau précédents, des participants ont été consultés au sujet du plan d’action préliminaire qu’a développé la CAPSA pour la mise en valeur des cours d’eau et du fleuve. Finalement, on ne saurait passer sous silence que le Comité Rivière, dont il a été question plus haut, a saisi cette occasion de réfléchir à ce qu’il compte faire pour « maintenir sa place » et « exister  » réellement  » pour la population et ses membres ».

Avec ses soixante-dix-sept inscriptions et son horaire des plus chargés, le dernier Rendez-vous de l’eau a certainement été profitable. Questionné à ce sujet, Marc-André Demers a affirmé qu’une huitième édition de cette activité se déroulera assurément. De plus, il a expliqué que si Saint-Raymond a été retenue comme ville hôte cette fois-ci, c’est qu’on y retrouve la plus grande source de Portneuf (elle s’étend sur 700 hectares), que la municipalité a un important historique de mobilisation et que la qualité actuelle de l’eau y est bonne.

En terminant, il importe de mentionner que les curieux trouveront plus de détails sur les Rendez-vous de l’eau de la CAPSA au www.capsa-org.com.

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Lors du septième Rendez-vous de l’eau, le maire Daniel Dion et le président de la CAPSA Sylvain Jutras ont dévoilé la pancarte qui mettra en valeur le reboisement de l’ancien site d’enfouissement de Saint-Raymond.