Donnacona : La rue Notre-Dame pourrait rouvrir à la mi-décembre

Dans la nuit du 6 au 7 juin dernier, on se souviendra qu’un important glissement de terrain a forcé la fermeture de la rue Notre-Dame entre Donnacona et Cap-Santé. Afin que cette voie de circulation soit de nouveau sécuritaire et accessible, des démarches ont évidemment été entreprises. Vu leur caractère laborieux, ce n’est que récemment que les travaux de stabilisation qui s’imposent ont pu être entamés.

Dans la foulée du plus important des affaissements qui ont affecté la rive gauche de la rivière Jacques-Cartier, nous a fait savoir le directeur général de Donnacona Sylvain Germain, des relevés ont été faits en juillet. Le mois suivant, des certificats d’autorisation ont été demandés au ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques de même qu’au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs. Le fait que les travaux se déroulent en rivière et que des habitats fauniques sont concernés ont notamment contribué à l’allongement des démarches, a-t-on appris.

Selon la convention cadre qu’ont signée la Ville de Donnacona et la compagnie Algonquin Power, il est prévu que c’est cette dernière qui est en charge de faire exécuter les travaux de stabilisation. S’il n’a pu nous dire à combien se chiffreront les coûts de cette opération, Sylvain Germain a confirmé que Donnacona paiera la moitié de la facture et que l’autre moitié sera refilée à Algonquin Power. Précisons que les travaux, « qui consistent principalement à de l’enrochement à la base du talus », seront effectués par Pormerleau et qu’ils devraient s’étendre sur six semaines. Notez que c’est également Pormerleau qui est en charge de reconstruire le barrage d’Algonquin Power qui a cédé en mai 2014.

Si tout se déroule comme prévu et que la rue Notre-Dame rouvre à la mi-décembre, un peu plus de six mois se seront écoulés entre l’important glissement de terrain de juin et le retour à la normale. Pour Sylvain Germain, il ne fait aucun doute que les parties impliquées dans la stabilisation de la rive problématique ont œuvré pour que la rue soit sécuritaire et praticable « le plus rapidement possible ».

En terminant, il est intéressant de rappeler qu’avant que survienne le glissement de cet été, « plusieurs affaissements » ont affecté la rive qui borde la rue Notre-Dame entre les villes de Donnacona et Cap-Santé, et ce, dès janvier 2016. Questionné à savoir si la rupture du barrage d’Algonquin Power aurait notamment joué un rôle dans l’affaissement majeur de juin, M. Germain a répondu que les autorités n’ont « pas cherché à voir c’est qui le coupable ».