Alain Côté parle hockey et affaires

Si Alain Côté est reconnu pour la carrière d’hockeyeur professionnel qu’il a eue, sachez qu’il ne donne aujourd’hui pas sa place dans le monde des affaires. C’est d’ailleurs en tant qu’entrepreneur à succès qu’il a été invité à animer un déjeuner-conférence devant une cinquantaine de membres de la Chambre de commerce régionale de Saint-Raymond (CCRSR).

Offerte par la Caisse populaire Desjardins de Saint-Raymond-Sainte-Catherine, cette activité a d’abord vu le numéro 19 des Nordiques régler une question avant même qu’elle lui soit posée : « Oui, il était bon. C’est l’arbitre qui n’était pas bon ». Cela a fait rire tous ceux qui se souviennent du but que Kerry Fraser a refusé à Côté en 1987.

Aux curieux venus le voir, Alain Côté a servi les grands pans de son histoire professionnelle. Originaire de Matane, il a commencé à jouer au hockey comme bien des jeunes de son époque, c’est-à-dire dans la rue et dans la cour d’école de son village. Après avoir fait son Junior B à Mont-Joli, il a été repêché par les Saguenéens à l’âge de 16 ans. À dix-sept ans, se souvient-il encore vivement, il a été le huitième défenseur et le dernier joueur à signer un contrat à Chicoutimi. À dix-huit ans, cependant, il venait de connaître « une année assez intéressante » et cela lui a valu d’être le premier à signer comme ailier gauche pour cette équipe.

Un autre moment important de la vie de M. Côté s’est certainement déroulé en 1977, soit l’année où il a été repêché par des équipes de l’Association mondiale de hockey et de la Ligue nationale de hockey. Entre le contrat de trois ans que lui ont alors offert les Canadiens (LNH) et celui de quatre ans que lui offraient les Nordiques (AMH), tous savent que c’est ce dernier qu’il a signé. La formation, en plus d’avoir été la première à manifester de l’intérêt pour Côté, allait le payer de 36 000 à 41 000 $ par année. C’est peu si on compare aux salaires actuels, mais plus que les 7 500 à 12 500 $ que lui promettait le CH.

Entre autres coéquipiers avec lesquels Alain Côté s’est fait un plaisir de jouer, on compte évidemment Jean-Claude Tremblay, Marc Tardif, Peter Stastny et Michel Goulet. À leurs côtés, a-t-il avoué lors de sa conférence, les plus beaux moments qu’il a vécus sont ceux qui lui ont permis de sauter sur la glace en finale. S’il est un regret qu’il a, c’est évidemment de n’avoir jamais gagné la Coupe Stanley. Il a pris sa retraite du hockey en 1989, à l’âge de trente-deux ans.

En 1990, l’invité de la CCRSR et de la Caisse populaire Desjardins de Saint-Raymond-Sainte-Catherine a dévoilé que c’est grâce à quelqu’un qu’il connaissait qu’il a pu débuter sa seconde carrière chez NAPA Pièces d’auto. Pendant trois ans et demi, il a fait ses premières armes en tant que représentant et cela lui a permis de bien connaître les produits de l’entreprise. Comme il a tellement aimé le magasin pour lequel il travaillait, il l’a acheté en avril 1994. Au fil du temps, bons coups, erreurs enrichissantes et travail acharné lui ont permis d’acheter d‘autres magasins avec son associé.

Avec l’arrivée de son fils Mathieu au sein de son équipe, Alain Côté a dit se réjouir de voir qu’il aura de la relève. Dans notre coin de pays, précisons que celui qui n’est pas moins fier de son autre garçon Jean-Philippe, qui est hockeyeur professionnel, possède un magasin NAPA à Saint-Raymond et Saint-Marc. Au total, il a quatre magasins dont le chiffre d’affaires total s’élève à 14 M $. M. Côté se montre évidemment bien fier de la cinquantaine d’employés qui l’entourent et qui livrent toujours « la bonne pièce au bon moment ».

Au terme de sa présentation, il est intéressant de mentionner que M. Côté a dit croire que les voitures hybrides et électriques, la formation de son personnel et la formation des employés des garages avec qui il fait affaire sont les principaux défis qui l’attendent chez NAPA.

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Alain Côté a joué pour les Nordiques et est aujourd’hui propriétaire de magasins NAPA.