Grosse Bûche : nouveau festival, nouveau site, nouveau défi

Nouveau festival, nouveau site, nouveau défi. C’est tout un renouveau que vivra le Festival forestier la Grosse Bûche pour sa 39e édition. Après une année de pause, la Bûche se transforme en festival automnal, et se donne une vocation de démystification et de valorisation du milieu forestier.

Beaucoup de jeunes, et beaucoup de jeunes idées sur le nouveau comité organisateur.  Mais aussi beaucoup de gens d’expérience. Tout ce beau monde a un intérêt direct pour la forêt.

Sous la présidence de Mathieu Morasse et la vice-présidence de Francis Moisan, le festival prendra place la fin de semaine des 23, 24 et 25 septembre. Il deviendra ainsi le seul festival portneuvois à se tenir sous les plus belles couleurs que la nature peut offrir, dans un milieu où les teintes orangées sont profusion.

Il y aura des spectacles, ça va de soi. Ce volet trouvera son apogée avec la prestation festive du populaire groupe mauricien «Les tireux de roches » sous le chapiteau Saint-Raymond Toyota, le samedi soir à 21h30. Le chapiteau occupera le coeur du terrain de balle.

La fête commencera dès 20h avec le groupe local Les pas sortables, puis Les tireux d’roches à 21h30. Pépé et sa guitare en formule band viendront clore la soirée. Il s’agit du seul événement payant du festival. Les billets de cette « grande fête du village » seront en vente chez Uniprix Picard et Simard au coût de 20 $ en prévente jusqu’au 16 septembre, et par la suite au coût de 25 $.

La scène du Pont-Tessier, le Bistro du village forestier (entre le Centre multifonctionnel et l’église), les bars et restaurants recevront des chansonniers tout au long de la fin de semaine. On y entendra notamment les Ben Moisan, Mylène Robitaille, Audrey Paquet, Simon Labrecque, etc.

Le parvis de l’église deviendra le lieu du spectacle pour enfants du cirque Nez à Nez du samedi après-midi (13h), ainsi que d’animation et spectacle de magie. Jeux gonflables et mini-ferme seront sur place, et on pourra y voir le buffle « Matt Leboeuf » qui montrera ce qu’il sait faire.

Il y aura aussi des compétitions. « On ne pouvait pas passer à côté », mentionnent les organisateurs. Ces concours d’habileté prendront une dimension plus familiale.

Sciage, fendage, cordage, ébranchage sont au nombre de ces compétitions d’habileté et de démonstration. Ceux qui ont « une âme de bûcheron » cachée en eux pourront relever les Défis du bûcheron, en équipes de quatre personnes qui s’affronteront dans diverses épreuves. Que fera-t-on du bois ainsi coupé ? L’équipe gagnante pourra repartir avec une corde de bois en guise de prix.

Un autre événement compétitif sera le Raid urbain du Groupe Aventure Azimut, avec départ à midi 30 le samedi en face de l’église. Au menu : canot, vélo et course à pied. Apprenez-en plus sur le site web raidazimut.com.

Là où le festival 2016 innovera le plus, c’est au niveau de la forêt comme telle. Comme le faisait judicieusement remarquer le maire Daniel Dion : « Par le passé, c’est 75 % de l’économie de Saint-Raymond qui venait du bois ». Aujourd’hui, l’apport économique de la forêt est encore très fort, mais surtout plus diversifié.

On ne va plus dans le bois que pour la coupe forestière et la drave. Nous avons à Saint-Raymond l’une des usines de sciages parmi les plus performantes au Québec, et le travail en forêt a bien évolué depuis le temps de nos parents et grands-parents. Parallèlement, la forêt est devenue un terrain de jeu, un lieu de loisirs multiples, avec notamment le fort développement de la Vallée Bras-du-Nord, devenue l’une des grandes destinations plein air. On mentionne par ailleurs que les dates du festival correspondent avec les journées les plus achalandées de l’année dans la Vallée.

On constate qu’exploitation et villégiature vont ensemble. La Grosse Bûche 2016 s’est donc donnée comme mandat de démystifier cette nouvelle réalité, et de sensibiliser le public à la préservation de cette ressource pour les générations futures.

Un « Village forestier pour comprendre notre milieu » permettra de découvrir près de 30 exposants reliés au bois : département forestier de l’Université Laval, Cégep de Saint-Foy avec ses nouvelles techniques de modélisation 3D, CAPSA, Canards Illimités, Charbon de bois Feuille d’Érable, appareils de jardinage forestier en démonstration, acteurs de l’industrie du tourisme, etc., tous auront leur kiosque dans ce village au coeur du festival.

N’oublions pas le Salon des artisans, où les différentes tables seront invitées à vendre des objets faits à partir de matières naturelles, dont le bois bien sûr. Ce sera également le dernier week-end du Marché public de Saint-Raymond.

En terminant, le président Mathieu Morasse et son équipe lancent un appel au bénévolat pour la tenue de l’événement, où plusieurs tâches telles que le montage et le démontage du site, etc., auront besoin de bras. Un formulaire d’inscription à cette fin se retrouve sur le site web du festival.

Cette cure de rajeunissement est sous la coordination de La boîte à outils, l’entreprise de communication et marketing de Morgan Robitaille.

« On a beaucoup été à l’écoute de la population », exprime le président Mathieu Morasse. Résultat, un festival plus simple, plus terre à terre.

Le Festival forestier la Grosse Bûche devient ainsi une façon de prendre conscience des richesses et des territoires que l’on a chez nous, les 23, 24 et 25 septembre à Saint-Raymond, entrée gratuite sur le site. Consultez le site web grossebuche.com.

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Les membres du c.o. présents à la conférence de presse de mardi dernier : Gloria Plourde, Cynthia Goyette, Francis Moisan, Jeanne Morasse, la représentante du député provincial Catherine Gosselin, le coordonnateur Morgan Robitaille, Sylvie Paradis, le président Mathieu Morasse, Marie-Ève Oger, le député fédéral Joël Godin, Jacynthe Plamondon, et le maire Daniel Dion.