L’exposition « Ces saveurs qui surgissent » de Jean-Michel Caron, présentée au Moulin Marcoux jusqu’au 14 septembre

 

Se présenter devant les toiles du peintre Jean-Michel Caron ne constitue en soi rien de banal.  Les œuvres accrochent, évoquent, par la juxtaposition de leurs éléments, une panoplie de contextes et d’idées, et de réflexions qui émergent de l’intérieur. C’est un bon défi de réduire en mots ce que l’impression laisse au contact.

Animaux, personnages historiques, évènements, tout s’entremêle pour créer un réel « carburant narratif », pour reprendre l’excellente expression du jury du Prix Garde-fou, reconnaissance que le peintre a obtenue en 2013. Les œuvres offrent l’occasion de voyager dans un rêve irréel. Il ne faut donc pas s’attendre à prendre contact avec un univers télégraphié, suggéré. Les toiles, parfois imposantes, toujours impressionnantes, ouvrent à l’interprétation, se prêtent aux discussions.

L’artiste, aussi récipiendaire d’une bourse de soutien à la réussite de la Faculté des études supérieures et postdoctorales de l’Université Laval, et d’une bourse à la maîtrise, est très enthousiaste à l’idée de présenter ses oeuvres au Moulin Marcoux cet été.

«Chaque œuvre porte son mécanisme», explique l’artiste en début de rencontre. « Parfois, on jongle avec l’idée des références au monde extérieur, et autrement, je pense davantage à ce qui se passe directement dans l’oeuvre, sans appel à l’extérieur. Les gens appellent ça souvent de l’art abstrait, mais je dirais que c’est plutôt très concret. Le point de départ d’un travail d’œuvre est presque de nature philosophique, à tout le moins très porté sur la réflexion sur l’intention.  J’aime faire se rencontrer des formes et des couleurs, en proposant ma propre interprétation de ce qui est actif », explique Monsieur Caron, quelques minutes avant le grand moment du vernissage.

« Mon but dans cette exposition est de montrer que mes oeuvres ne s’abordent pas de manière objective.  Ça ne cherche pas nécessairement à dire autre chose que ce que c’est. C’est ce que j’aime faire, explique Jean-Michel Caron, qui a aussi enseigné l’art visuel au Moulin Marcoux.

L’artiste affirme s’exprimer principalement par la peinture et la sculpture. « J’intègre (toutefois)  d’autres disciplines à ma pratique, comme par exemple, l’art sonore, la photographie et la vidéo. Je suis principalement concerné par les processus d’interprétation de l’objet d’art, par la manifestation du sens et par la notion d’expérience en général » peut-on lire sur sa page web (jean-michelcaron.com).

À ne pas manquer, pour un contact des plus impressionnants, au Moulin Marcoux, jusqu’au 14 septembre.

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L’artiste Jean-Michel Caron devant l’une des oeuvres qu’il expose actuellement au Moulin Marcoux