L’Arc-en-Ciel nous éclaire depuis vingt-cinq ans

Comme l’Arc-en-Ciel a vu le jour en 1991, il ne célèbre rien de moins qu’un quart de siècle cette année. Au cours de cette période, soutient fièrement la présidente Lucille Montambault, cet organisme qui œuvre en santé mentale a su démontrer « sa conviction à demeurer ancré dans la communauté ».

En se plongeant dans le rapport annuel 2015-2016 de l’Arc-en-Ciel, force est de constater que l’équipe qui y travaille n’a pas fait exception à ce noble principe au cours de la dernière année. Il faut dire que l’organisme a des bonnes raisons d’être près de son milieu. « C’est avec la communauté et dans la communauté que les choses se vivent, évoluent et profitent aux individus et à la collectivité », écrit Mme Montambault dans son mot. Avec enthousiasme, elle ajoute même que l’enracinement de l’Arc-en-ciel « est nourri sans cesse par l’engrais du peuple, alimenté par la créativité collective dans un processus sans limite au service des citoyens ».

Comme c’est une belle occasion de le faire, profitons des vingt-cinq de l’Arc-en-Ciel pour rappeler que l’équipe qui y travaille concentre ses efforts dans quatre secteurs d’activité. Alors que le programme de réadaptation psychosociale de l’organisme « s’adresse à des personnes qui vivent un problème de santé mentale et qui veulent développer leur mieux-être », le programme de réinsertion socioprofessionnelle, dont les objectifs fondamentaux sont les mêmes, « vise à développer et actualiser diverses attitudes, aptitudes et compétences professionnelles ». Comme son nom l’indique, le regroupement des proches est un secteur d’activité qui permet aux parents, aux enfants, aux amis et aux voisins de personnes vivant avec un trouble de santé mentale de se réunir. Lors des rencontres du regroupement, vous aurez compris que les participants s’offrent un appui mutuel qui permet à chacun « d’être entendu et d’être supporté par quelqu’un qui a aussi eu à faire face à des situations semblables ». Dernier volet à être nommé, mais non le moindre, le centre de prévention du suicide qu’opère l’Arc-en-Ciel permet aux intervenants de faire de la prévention, de l’intervention téléphonique ou en face-à-face et de la postvention.

Toujours dans le rapport annuel 2015-2016, il est intéressant d’ajouter qu’on retrouve des détails sur le projet de logement que caresse l’Arc-en-Ciel. Parallèlement à l’accompagnement individualisé en logement qu’offre désormais l’organisme, sachez que ce dernier travaille « à l’élaboration et à l’actualisation d’un logement social pour personnes vivant des troubles de santé mentale ». Le projet du « 213 », qui devrait voir le jour à Donnacona, serait le premier du genre dans la région. Il « permettrait non seulement d’offrir un hébergement transitoire avec accompagnement, a-t-on appris, mais il deviendrait de plus le prolongement des services déjà existants de l’Arc-en-Ciel ». Avec ses quatorze chambres, il est prévu que ce logement social constituerait « une étape dans le processus de rétablissement de la personne en route vers la pleine citoyenneté dans la communauté portneuvoise ». Une réponse positive est attendue cette année, a confirmé la présidente Lucille Montambault.

Sur le site Web de l’Arc-en-Ciel, soit au www.larcencielportneuf.org, les plus curieux trouveront aisément le plus récent rapport annuel de l’organisme. S’y retrouvent notamment une foule de statistiques intéressantes et un témoignage touchant dont voici un extrait : « Je voulais vous dire merci mille fois pour les précieux jours que nous avons partagés dans mes moments les plus difficiles de ma vie. Merci de m’avoir fait comprendre des choses que j’aurais peut-être réalisées trop tard ».

Finalement, n’oubliez pas qu’on peut contacter le centre de prévention du suicide de l’Arc-en-Ciel en tout temps. Le numéro à composer est le 1 844 285-DAVE (3283).

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Comme l’Arc-en-Ciel a vu le jour en 1991, il célèbre son vingt-cinquième anniversaire cette année.

Météo Portneuf