La Maison Plamondon est inaugurée

C’est samedi dernier qu’avait lieu l’inauguration protocolaire de la Maison Plamondon. Des membres de la famille se sont retrouvés aux côtés des artisans de la restauration de ce véritable monument historique qui sera, dans la continuité des choses, dédié à la culture.

En attendant les expositions et les activités qui l’animeront, l’atmosphère allait déjà dans ce sens avec un événement porte ouverte axé sur le théâtre et la musique, et bien sûr la visite de ces lieux fraîchement restaurés.

Un peu dépassé les 11 heures, les dignitaires ont tour à tour pris la parole. Le député Michel Matte a souligné « le magnifique travail » de l’entrepreneur Paul-Alain Moisan et des autres artisans présents. Il allait de soi que l’ensemble des « restaurateurs » de la maison proviennent le plus possible de la région, et leur implication professionnelle de haute qualité a été soulignée.

« Saint-Raymond a une belle histoire de pionniers », a-t-il poursuivi, rappelant que la maison avait été érigée par l’un des grands explorateurs de l’époque, le grand-père d’Augustine Plamondon, soit Joseph Bureau,  un homme de « persévérance et détermination »

« Quel beau moment pour la culture à Saint-Raymond », déclarait le maire Daniel Dion, rappelant les six années d’efforts du comité qui travaille à la restauration de cette « partie intégrante du patrimoine bâti ». La population a répondu, les gens d’affaires ont soutenu, ajoutait-il tout en souhaitant « longue vie à la Maison Plamondon ».

Ce qui fut la maison de Mlle Augustine, Luc Plamondon y est venu alors qu’il avait huit ans. « C’est tante Laura qui m’a amené ici. C’est un grand départ pour moi. Si je n’étais pas passé par ici, a-t-il reconnu, peut-être que je n’aurais pas fait la carrière que j’ai faite. Ma musique, je venais la prendre ici ».

Moment particulièrement touchant, le pianiste Marc-Antoine Boily a interprété la chanson Mademoiselle Augustine, écrite par Luc Plamondon et originalement chantée par Renée Claude, bien que jamais lancée sur le marché.

Le président de la Fondation Plamondon à l’origine de la restauration, Normand Genois s’est rappelé le moment où, après la première de Starmania version opéra, Luc Plamondon avait annoncé son intention d’acheter la maison. Pour la remettre ensuite à la Ville qui l’a à son tour remise à la Fondation.

Puis M. Genois a souligné les efforts importants du député Michel Matte, et l’engagement indéfectible du maire Daniel Dion, « qui a plongé avec bravoure », malgré une forte opposition populaire au projet.

« Toutes les sommes investies le sont pour aujourd’hui mais aussi pour demain, a déclaré le président. C’est une étape de réalisation, il reste plusieurs vies à passer dans cette maison », a-t-il conclu.

Le coût du projet estimé à 619 534 $ a été assumé en partie par le gouvernement du Québec grâce à un montant de 309 500 $. La Ville et les dons de la population ont complété le financement nécessaire à la réalisation des travaux.

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Luc Plamondon sur le point de couper le ruban officiel, entouré du maire Daniel Dion, du député Michel Matte, du président de la Fondation Normand Genois, et du dépûté aux Communes Louis Plamondon, comme son frère Luc ancien élève de Mlle Augustine.

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Le pianiste Marc-Antoine Boily

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Luc Plamondon s’est dit ému en s’adressant aux gens présents.

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Artisans, commanditaires et partenaires réunis autour de Luc Plamondon

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